FRANCE – Théâtre Clavel
Au début des années 70 un vent de liberté souffle sur le monde. A bord du France, ce vent bouscule les codes d’une famille française expatriée aux États-Unis.
Pascal et Sylvain, jeunes jumeaux incandescents, veulent toucher du doigt un idéal qui leur échappe encore.Ils tentent d’un côté de s’émanciper de leur mère, une femme meurtrie aux manières exubérantes, bercée par des moeurs toutes gaullistes, de l’autre des ambitions rêvées par leur père. Entre eux, Maggie, femme de chambre insoumise 100% new-yorkaise, tente de trouver sa place. France est un huis clos qui fait éclater les normes. La virilité et la féminité y sont questionnées, à cheval entre les vieux codes et le vent enivrant de mai 68.
Maximilien Marçais-Husson, nous explique FRANCE :
« J’ai écrit FRANCE en quelques nuits. Quand je dois expliquer comment cela s’est produit, l’image la plus juste qui me vient à l’esprit, c’est l’envie de faire pipi. Un besoin urgent dont je me suis déchargé. FRANCE, c’est l’histoire d’êtres humains qui se cherchent, qui luttent contre eux-mêmes et contre les autres. Ils s’aiment et le montrent à leur manière.
C’est l’histoire des liens entre les membres d’une famille. Ils s’interrogent : comment je fais pour démontrer l’amour que je te porte, comment te dire que je veux te protéger de toutes mes forces ? Comment je fais pour exprimer mon mal-être ? Comment vous expliquer que je ne veux pas être là, mais que je ne sais même pas où je veux être ? J’avais envie d’écrire cela comme nous le faisons dans la vraie vie : le moins explicitement possible. Nous sommes doués pour trouver des stratégies, des chemins sinueux, pour faire comprendre des choses que l’on peut pourtant exprimer si facilement. Comme «je t’aime».
En filigrane, je raconte l’histoire du lien entre un père et un fils dans les années 70.L’idée m’est venue en écoutant la radio. Je l’écoute tous les jours et je suis toujours surpris par l’audace dont font preuve les hommes qui extorquent de l’argent public, violentent des femmes, mentent à des électeurs, à des journalistes, à la justice. Quand même quel cran. Alors j’ai pris la liberté d’imaginer qu’en amont de tout cela, leur père, un jour, leur a dit quelque chose comme : «mon fils, pour être un homme tu devras être riche, puissant, il faudra que tu mentes et que tu plaises aux femmes.» Bref, une certaine vision de la virilité.»
[Source : communiqué de presse]
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