“Illumination” : une exposition immersive dédiée à l’art numérique coréen à la Fondation Fiminco
À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France, le Centre Culturel Coréen et la Fondation Fiminco s’associent et présentent “Illumination”, une exposition consacrée à l’art numérique coréen. L’exposition, met en lumière des artistes qui explorent les potentialités créatives des nouvelles technologies.
Exposition de Yiyun Kang
L’exposition se déploie dans la Chaufferie, un vaste espace de 1 200 m2 et 14 mètres de hauteur sous plafond où l’artiste installe une création qui explore l’ère de l’intelligence artificielle (IA), en visualisant le chaos contemporain né de l’accélération technologique.
Le mot “Illumination” porte une double signification : celle de l’éveil et celle de la révélation des phénomènes cachés. À travers trois installations, l’artiste invite à un voyage passant de la confrontation avec la puissance des technologies à une prise de conscience de l’interconnexion du vivant.

Yiyun Kang, Entanglement, 2025 © © Yiyun Kang Studio
L’exposition collective
Le parcours se prolonge avec une exposition collective consacrée à quatre artistes émergents coréens : Hayoung, Jisoo Yoo, Youngchan Ko et Intae Hwang. Leurs pratiques, résolument expérimentales, témoignent de la vitalité d’une nouvelle génération confrontée aux transformations rapides de l’ère numérique.
Comment peut-on habiter un monde façonné par l’intelligence artificielle, les données et les systèmes invisibles qui redéfinissent nos perceptions ?
Leurs œuvres explorent la circulation, la transformation et la matérialité des données, ainsi que les relations mouvantes entre réel et virtuel. Ici, l’information n’est jamais stable : elle se traduit, se déforme, se recompose à travers différents médiums et expériences.
Dans DATA PERFUME®, Hayoung convertit les traces numériques en fragrances, révélant de manière sensorielle l’infrastructure du capitalisme algorithmique.
Jisoo Yoo transforme les gestes des visiteurs en particules numériques en constante recomposition, faisant émerger une identité fluide et relationnelle.
Avec Goldilocks, Intae Hwang met en tension les conditions climatiques idéales imaginées par le public et la réalité des données environnementales, rendant perceptible l’écart entre désir et monde réel.
Enfin, Youngchan Ko explore des espaces souterrains pour proposer une lecture du monde « par le bas », où d’autres récits et formes de relations apparaissent dans l’ombre.

Jisoo Yoo, Je(u), 2022 © Jisoo Yoo
Sans chercher à unifier leurs approches, ces deux volets dessinent ensemble un paysage complexe de l’art numérique coréen aujourd’hui.
Entre immersion et expérimentation, ils invitent à éprouver un monde où les frontières entre visible et invisible, humain et système, réel et virtuel ne cessent de se redéfinir.
Haeyoung-Yoomine KIM, commissaire d’exposition
Boram JUNG, assistante commissaire
[Source : communiqué de presse]
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