0 Shares 227 Views

It Must Be Heaven – Mention spéciale du Jury au Festival de Cannes

28 novembre 2019
227 Vues

ES fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie.

Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir ” chez soi ” ?

Note d’intention de la réalisatrice

« Si dans mes précédents films, la Palestine pouvait s’apparenter à un microcosme du monde, mon nouveau film, It Must Be Heaven, tente de présenter le monde comme un microcosme de la Palestine.

It Must Be Heaven donne à voir des situations ordinaires de la vie quotidienne d’individus vivant à travers le monde dans un climat de tensions géopolitiques planétaires. La violence qui surgit en un point est tout à fait comparable à celle qui s’observe ailleurs. Les images et les sons qui véhiculent cette violence ou cette tension imprègnent tous les centres du monde, et non plus seulement, comme autrefois, quelques coins reculés du monde. Les checkpoints se retrouvent dans les aéroports et les centres commerciaux de tous les pays. Les sirènes de police et les alarmes de sécurité ne sont plus intermittentes mais constantes.

Plutôt que de se focaliser sur une vision d’ensemble, du type de celles dont les médias n’ont de cesse de nous abreuver, faites de généralisations, d’occultations et de falsifications, ce film se penche sur des instants banals, décalés, restant habituellement hors-champ. Par là même, il s’immisce dans l’intime, le tendre, le touchant. Des histoires humaines et personnelles qui, par un processus d’identification, posent question et suscitent de l’espoir.

Comme dans mes précédents films, il y a peu de dialogues. Ce qui est dit est plutôt de l’ordre d’un monologue visant à insuffler du rythme et de la musicalité. Le récit se tisse par un montage subliminal, des scènes s’articulant autour de mouvements chorégraphiques ; un burlesque tiré de l’univers de l’absurde ; des images ouvrant à la poésie du silence qui est au cœur du langage cinématographique. »

Elia Suleiman

[Source : communiqué de presse]

Articles liés

Un conte de Noël entre Tchekhov et Shakespeare
Spectacle
78 vues

Un conte de Noël entre Tchekhov et Shakespeare

Julie Deliquet et son collectif In Vitro se saisissent aujourd’hui d’un scénario de cinéma pour l’incarner au théâtre dans un espace bi-frontal ouvert à toutes les émotions et aux spectateurs. Dans une grande maison de famille, parents et enfants...

Marina Cars aux Sentier des Halles
Agenda
35 vues

Marina Cars aux Sentier des Halles

Voici bon nombre de questions cruciales auxquelles Marina tentera de vous répondre. Le public peut-il dormir pendant un spectacle ? Est-ce que c’est mieux un médecin qui s’appelle Robert ou Roberto ? Faut-il laver ses soutiens-gorge fréquemment ? Y’...

Réalités, exposition collective à la Galerie Mathgoth
Agenda
41 vues

Réalités, exposition collective à la Galerie Mathgoth

2020 marquera le 10ème anniversaire de la galerie Mathgoth qui a décidé de débuter l’année sous les auspices de 11 peintres à la technique incroyable et dont les œuvres flirtent en permanence avec l’hyperréalisme. D’où le titre évocateur de...