La Cerisaie – Théâtre Studio D’Alfortville
Jouer La Cerisaie en vaudeville, il n’y a rien d’une proposition iconoclaste, mais une invitation suggérée par le texte même. Et pourtant c’est une pièce sur la mort.
Le personnage principal c’est la maison, le domaine, la Russie qui est notre Cerisaie dit Trofimov. Les personnages sont inexistants, ils n’existent que par leur relation avec La Cerisaie. C’est une pièce de troupe. Tout doit être toujours à côté, trop tôt, trop tard, excessif ou insuffisant… depuis le train manqué au début et cette bougie inutile dans la lumière de l’aube, jusqu’aux fiançailles manquées, aux objets perdus, aux queues de billard cassées, au domaine vendu, aux cerisiers abattus, aux illusions projetées sur l’avenir qui le change d’avance en ratage, une sorte de préfiguration de la Russie réduite à la mendicité. Cette pièce est abstraite comme une symphonie de Tchaïkovski et il faut avant tout, y percevoir des sons.
Une démangeaison.
Et puis ce fil tendu qui casse…
Firs : Avant le malheur ça faisait ce bruit …
Gaev : Avant quel malheur ?
Firs : Avant la liberté.
Et puis après les derniers mots de Firs “Eh toi, l’inapte !”. C’est peut être bien le fil de la vie.
La pièce commence, ils sont en retard… c’est demain… et demain… demain… C’est déjà aujourd’hui !
[Source : Communiqué de presse]
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