La Galerie Magnum présente “House of Bondage : Vintage Works from the Ernest Cole Family Trust – Part II”
Jusqu’au 26 avril, la Galerie Magnum présente la seconde partie d’une exposition sur l’œuvre d’Ernest Cole, divisée en trois parties exposées tour à tour au Royaume-Uni, en Europe et en Afrique du Sud.
En collaboration avec la Galerie Goodman et le Ernest Cole Family Trust, cette exposition présente de rares tirages vintage qui témoignent de l’incroyable richesse du travail réalisé par Cole durant sa courte carrière.
House of Bondage: Vintage works from the Ernest Cole Family Trust s’inscrit dans la continuité de deux expositions majeures sur l’œuvre de Cole présentées à Londres, à la Photographer’s Gallery et Autograph, et des ouvrages House of Bondage et The True America publiés chez Aperture en 2022 et 2023.
Cette exposition offre différentes perspectives sur l’Afrique du Sud et plus largement le continent africain grâce à l’apport d’artistes, écrivains, et conservateurs ayant étudié la méthodologie de Cole et cherchant à proposer une nouvelle lecture de son œuvre.
La première partie de l’exposition a été présentée à la Galerie Goodman, à Londres, en novembre dernier. La troisième et dernière partie ouvrira ses portes en février prochain dans leur espace à Cape Town. Si ces trois expositions incluent toutes des tirages vintage issus de House of Bondage, chaque exposition est pour autant unique.
L’ouvrage de Cole, House of Bondage, publié en 1967, expose et dénonce les horreurs du régime de l’apartheid. Pendant sept ans, Cole a capturé les innombrables formes de violence quotidiennes subies par une grande majorité de la communauté noire sous l’apartheid : au travail, dans la rue, dans les mines, dans le domaine de l’éducation ou encore de la santé. En 1966, il fuit l’Afrique du Sud, extrayant clandestinement ses négatifs du pays, et s’installe finalement à New York où l’ouvrage House of Bondage est publié l’année suivante, accompagné d’une introduction poignante de Joe Lelyveld, le correspondant sud-africain du New York Times, lui même expulsé d’Afrique du Sud en 1966.
“Le Ernest Cole Family Trust est ravi de présenter à une audience globale ce rare ensemble de tirages vintage issus de ses collections en Afrique du Sud. Les trois expositions présentées à Londres, Paris, et Cape Town, par les galeries Magnum et Goodman, présentent à la fois des images iconiques et inédites de la série House of Bondage. Séparés de la famille Cole pendant de nombreuses années, ces tirages offrent une nouvelle perspective sur la pratique d’Ernest Cole en tant que premier photographe sud-africain anti-apartheid. Nous espérons que ces expositions permettront une meilleure compréhension de son œuvre et de son héritage.” – Leslie Matlaisane, Ernest Cole Family Trust

Ernest Cole © Penny Weaver
À propos de Ernest Cole
Ernest Cole (né à Transvaal, Afrique du Sud, 1940 ; décédé à New York, États-Unis, 1990) est renommé pour son livre de photographies House of Bondage, publié en 1967, qui relate les horreurs de l’apartheid. Après avoir fui l’Afrique du Sud en 1966, il fut banni de son pays d’origine et s’installa à New York. Il s’associa à Magnum Photos et reçut des fonds de la la part de la fondation Ford pour réaliser un projet sur les communautés noires et leur cultures aux États-Unis. Cole passa également beaucoup de temps en Suède et s’impliqua auprès du collectif Tiofoto. Il décéda à l’âge de quarante-neuf ans d’un cancer. En 2017, près de 60 000 de ses négatifs – perdus pendant plus de quarante ans – refirent surface en Suède. En 2022, House of Bondage fut réédité par Aperture, et The True America, avec des images inédites des États-Unis, fut publié en 2023.
[Source : communiqué de presse]
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