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    “Landunter” : la nouvelle exposition personnelle de Marlon Wobst à la Galerie Maria Lund

    10 février 2026
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    Marlon Wobst, "Spuma", laine feutrée (détail), 2025

    Pays sous ou Terre submergée, le titre de la nouvelle exposition de Marlon Wobst trouve son origine dans le phénomène de submersion occasionnelle de certaines terres par de fortes tempêtes. Au sens figuré, comme son équivalent en français “être sous l’eau”, Landunter évoque un trop plein, le sentiment d’être débordé.

    Marlon Wobst nous avait habitué à des titres relevant d’une certaine légèreté – Plouf, Platsch, Splash !, L’Oasi, Relax… Avec Landunter, il suggère que tout ne baigne pas dans l’insouciance. Et pourtant, dans de nombreuses œuvres, on joue, on nage, on saute, fait bronzette ou s’affale au sauna.

    Sans doute, la terre sous l’eau fait référence à la planète sur laquelle nous évoluons, et dont les enjeux actuels, qu’il s’agisse de climat, de géopolitique ou de relations humaines, pourraient s’assimiler à un navire dont l’étanchéité laisse à désirer. Cet état des choses influence à son tour les êtres, qui se sentent submergés, dépassés. Comment réagir ? Comment pallier au débordement ? En observant les œuvres de Marlon Wobst, les personnages semblent surtout se divertir et cherchent à s’évader.

    Marlon Wobst, Täler Bad, 2025

    Marlon Wobst se sert de l’eau pour créer des transparences, des reflets, des visions troubles – et pour faire exister des réalités parallèles. Sous la surface se cache un monde où les corps allégés glissent, explorent et se rencontrent, portés par l’eau. Sous terre, dans les grottes et les lieux underground de la ville, les êtres se dénouent, se touchent : jeux, amour, bagarres, pogo. Et entre les deux, sur la terre, un lien fort entre corps et sol s’expriment : les personnages s’étendent pour s’y reposer, remuent le sable rouge de leurs pieds, ou s’y ancrent par quelques fgures de yoga. Un épuisement des corps par le jeu, la danse et le sport, mais aussi l’exploration des paysages qui les entourent : les humains renouent avec un état premier.

    Avec une série de dioramas en céramique, l’artiste joue des échelles et transporte les saynètes de plage, de piscine, de fond marin et de sauna au milieu de l’espace. Le cadrage brut et atypique propose de regarder la scène avec des yeux nouveaux. Tels des fragments de mini théâtres, ces découpages d’une réalité, sortis de leurs contextes, invitent à tourner autour, à apprécier la singularité des postures et les rapports entre les personnages, flottants presque en apesanteur. Marlon Wobst confronte ici, avec brio et humour, l’éternel enjeu de la sculpture, à savoir celui du dynamisme d’une matière statique.

    Marlon Wobst, 1. Minzbad (Mint Bath), 2025 / 2. Sauna, céramique émaillée, 2025

    Lors d’une résidence au cours de l’été 2025 à la Josef and Anni Albers Foundation Residency en Irlande, Marlon Wobst a créé une série de nouvelles tapisseries en laine feutrée. Ce séjour, loin de sa vie citadine habituelle, a projeté l’artiste dans un bout du monde, entouré de collines et face à l’océan. L’environnement rural, où les moutons se faisaient plus nombreux que les humains, lui a permis d’intégrer à ses œuvres une laine brute, sans teinture. Renouvellement fort heureux – les corps se baignent ici dans une belle écume ondulante couleur mouton, les animaux s’accouplent et une course de chevaux effrénée se précipite vers le soleil.

    Landunter est tout à la fois un sentiment et une réaction face au paysage. Sous l’eau notre perception se modife, nous sommes au plus près d’un état originel où instincts, peurs et sensations se manifestent. Tout à la fois taquin, hédoniste et sincère, Marlon Wobst tente de matérialiser cet état et son ambivalence – sans jugement aucun : espaces, gestes, couleurs, obscurités, lumières…

    L’exposition s’accompagnera d’un texte de Nicholas Fox Weber, directeur de la Josef and Anni Albers Foundation.

    Marlon Wobst, Landunter, 2025

    À propos de Marlon Wobst

    Marlon Wobst naît en 1980 à Wiesbaden en Allemagne.

    À l’âge de dix ans, il fait la connaissance d’un ami de son père : Klaus Theuerkauf – plasticien, musicien et co-fondateur du groupe Endart – adepte d’un art irrévérencieux, pop, punk et rebelle. Cette rencontre sera déterminante dans le désir, pour le jeune Marlon, de devenir artiste.

    Adolescent, Marlon Wobst est un passionné du graffiti, ceci au point de lui valoir quelques soucis avec la loi, qui, ironiquement, vont l’aider à entamer une formation artistique : Les autorités allemandes proposent une sanction sous forme de participation à un atelier de peinture. Plus tard suivra un cursus initial à l’Akademie für Bildende Künste de Mainz (2005-2008) et en 2008 Marlon Wobst s’installe à Berlin pour continuer sa formation à l’Universität der Künste (UdK).

    En 2011, il accomplit son master auprès de l’artiste finlandais Robert Lucander à UdK. Institution au sein de laquelle il a donné un cours de peinture de 2021 à 2024.

    Marlon Wobst et la Galerie Maria Lund

    La Galerie Maria Lund a accueilli cinq expositions personnelles de l’artiste depuis le début de la collaboration en 2015 : Starter (peinture, 2015), L’Oasi (peinture et sculpture, 2017), Relax (peinture et tapisserie, 2019), Sunsetter (peinture, sculpture et tapisserie, 2022) et Tribus (peinture, sculpture et tapisserie, 2023).
    La galerie a également fait découvrir l’univers de l’artiste à D-DESSIN (Paris, 2019) ainsi qu’à la Luxembourg Art Week (Luxembourg, 2021-2024) et lors d’un solo show – Plouff, Platsch, Splash ! à Art Paris (2025)

    Marlon Wobst, Spekulationsblase, 2025

    [Source : communiqué de presse]

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