0 Shares 313 Views

Marie-Pascale Jacqmin – Galerie David Hicks France

29 novembre 2018
313 Vues

Pour sa deuxième exposition personnelle à la Galerie David Hicks France, Marie-Pascale Jacqmin présente un travail accès sur l’architecture de ses compositions chromatiques. La ligne et le dessin s’éclipsent au profit de la couleur et de la matière, mais la mémoire demeure. Le tableau transformé reste ainsi structuré, car les traits, même estompés, sont toujours présents, grâce à un habile jeu de nuances.

A propos de Marie-Pascale Jacqmin

Artiste-peintre basée à Paris, Marie-Pascale Jacqmin expose depuis une dizaine d’années en France et à l’étranger, dans des galeries, salons et musées. Son travail se distingue par une recherche constante de subtiles constructions chromatiques.

Voir en couleur

Certains naissent avec le goût des mots, de les dire, de s’en délecter, d’autres avec celui d’aligner des notes, d’en jouer en cascade, ou les souffler, d’autres encore aiment d’emblée l’odeur et la texture du bois, les formes qu’il peut revêtir lorsqu’on en assemble des bouts… Marie-Pascale Jacqmin a elle ressenti très tôt le goût irrépressible de la couleur. Une vocation évidente, immuable, addictive. Sans cesse affirmée et confortée. Et éminemment précoce (« La couleur, c’est ma langue maternelle »). A six ans, elle suivait déjà des cours de peinture. Plus tard, ce furent les beaux-arts.

Sa fascination pour les tons, les harmonies qui naissent de leur association, ne s’est depuis jamais démentie. Cette passion viscérale, elle la vit en permanence. Dans son travail d’artiste. Dans son quotidien aussi. Elle ne voit pas les couleurs, elle voit en couleur. Tout. Tout le temps. Sa peinture bien sûr, mais aussi les vêtements qu’elle porte, les objets qui l’entourent, la nourriture (« Dans mon assiette, je fais toujours attention aux combinaisons des couleurs »).

Cette vocation, cet élan indéfectible, elle les a déclinés et alimentés tout au long d’un parcours aux étapes toujours créatives et formatrices. Elle a ainsi été coloriste pour l’industrie textile, pour celle des papiers peints, styliste dans le domaine de l’habitat, conceptrice de collection pour des gammes de tissus ménagers… Acheteuse un temps d’une marque de vêtements pour nouveau-nés, elle se rend à plusieurs reprises en Chine. Et en revient marquée par les formes vues là-bas… et les couleurs. L’Inde, où elle effectue également des déplacements, influencera aussi grandement son approche picturale.

Durant ces années d’activités professionnelles, où s’exerçaient cependant ses talents de plasticienne, Marie-Pascale n’a jamais cessé de penser au dessin, à la peinture. Et de suivre des cours pour perfectionner encore sa technique, son savoir-faire. Du temps a passé. Et un jour c’est arrivé, Marie-Pascale a repris les pinceaux. Pour ne plus les lâcher. « Au départ, je voulais que mes tableaux racontent des histoires, s’associent, se souvient-elle, c’étaient des natures mortes, des modèles vivants aussi. » Très vite, elle expose son travail. A Paris, un peu partout en province, et puis en Suisse, aux Pays-Bas, en Italie…

Elle applique toujours la même méthode. D’abord des croquis, et ensuite des essais, des variantes de couleur (« comme au temps où j’avais mon bureau de style »). Ces recherches déterminent aussi le format de ses tableaux. Ses toiles, Marie-Pascale les peint ensuite en oubliant les croquis, en choisissant simplement la formule de couleurs qui la satisfait. Son style ? Il oscille entre le figuratif et l’abstraction, comme pour donner quelques pistes au spectateur et le laisser ensuite s’approprier l’œuvre. Ses références ? Matisse, Nicolas de Staël… « Peut-être aussi Dufy », ajoute-t-elle.

Marie-Pascale fonctionne un peu par cycles. Sans délaisser la peinture sur toile – qu’elle continue toujours comme à ses débuts de pratiquer par série -, elle envisage aujourd’hui de travailler sur d’autres supports. Comme le verre par exemple. « J’ai envie d’exploiter les possibilités de ce matériau, explique-t-elle, je sais qu’avec lui on peut jouer avec les couleurs. » Forcément…

Rodolphe Pays

Musée de la Poste

[Source : communiqué de presse]

Articles liés

Louise au Parapluie au Théâtre du Gymnase
Agenda
230 vues

Louise au Parapluie au Théâtre du Gymnase

Ce n’est pas parce que Louise a passé toute sa vie en usine à enfiler des baleines de parapluie qu’elle n’a pas d’opinion sur la vie et la société. Et c’est ce qu’elle va prouver à son fils Antoine,...

La Galerie et Anne-Claire Simon présentent  L.H.O.O.Q
Agenda
27 vues

La Galerie et Anne-Claire Simon présentent L.H.O.O.Q

La Galerie présente en partenariat avec la galerie Anne-Claire Simon L.H.O.O.Q  – de 21h30 à 4h – mardi 29 octobre. Une soirée organisé par “La Galerie”. Sous l’impulsion de son directeur artistique G.WEN, la Galerie a su depuis imposer...

Cartouche dans Demain je me lève de bonheur ! – La Scène Parisienne
Agenda
175 vues

Cartouche dans Demain je me lève de bonheur ! – La Scène Parisienne

Bien plus qu’un seul en scène, ce spectacle est un hymne à la bonne humeur, un pur moment de rire revigorant dont il serait dommage de se priver ! Après avoir connu un très grand succès, notamment avec « Quand je...