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    Quai de la Photo présente l’exposition photographique d’Audrey Tautou, “Superfacial”

    29 avril 2025
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    Présentée du 5 juin au 10 septembre 2025 au Quai de la Photo, l’exposition “Superfacial” d’Audrey Tautou investit l’ensemble du centre d’art, réunissant une cinquantaine de photographies à travers un parcours en toute intimité, ou presque. Avec ce projet, Audrey Tautou pose un regard introspectif sur le monde et avant tout sur elle-même, créant un portrait immersif.

    “Je ne souhaite pas éteindre les projecteurs.
    Je ne crains plus les regards.

    Mon image me précédera toujours mais j’ai ôté le beau costume qu’on m’avait taillé sur mesure.

    La suite, j’ai commencé à l’écrire malgré moi depuis que je suis entrée dans vos vies.

    La voilà la grande aventure.

    Je suis seule capitaine de mon bateau et, comme Éric Tabarly lors de sa Transat anglaise de 1964, j’avance sans pilote automatique. Je ne saurai jamais vivre en Cartésie, ce pays où il fait sûrement bon vivre avec logique, rationalisme, évidence et méthode. Il n’est pas impossible que je retrouve un jour le confort d’un tournage et sa loge HMC (Habillage Maquillage Coiffure).

    Un gentil pick-up par un charmant stagiaire.
    Un tapis rouge tout doux, tout doux, tout doux.
    Nous verrons bien. Vous verrez bien.

    Madame, Monsieur, bienvenue à bord.” – Audrey Tautou

    © Audrey Tautou

    L’exposition

    C’est en jouant avec les codes de son image publique qu’Audrey Tautou s’amuse de son statut de vedette et se met en scène avec une liberté audacieuse. Mêlant autoportraits théâtraux, écrits issus de son journal intime, lettres de fans (et parfois plus), elle tisse un autoportrait sensible et nuancé, qui invite à une véritable plongée dans son univers intérieur tout en questionnant cette notion de célébrité.

    L’humour, omniprésent, est accompagné de réflexions profondes et parfois déstabilisantes sur ce qu’est devenu son quotidien notamment depuis Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain.

    Chaque autoportrait, soigneusement mis en scène, révèle une maîtrise totale de l’image et souligne avec une dérision assumée sa dimension construite et artificielle. Ces récits photographiques dévoilent un regard critique et lucide tout en offrant une nouvelle image de l’actrice que le public croit connaître.

    Deux autres séries viennent enrichir ce portrait éclaté : l’une rassemble des portraits de journalistes pris au fil des années lors de ses tournées de promotion, révélant les coulisses de la médiatisation ; l’autre, plus contemplative, montre des anonymes photographiés de dos, échappant au regard, celui auquel elle est en permanence confrontée.

    © Audrey Tautou

    “Ce qui m’importe dans tout ça, c’est de pouvoir observer des gens sans avoir à subir leur regard”

    Cette phrase résume l’un des fils rouges de cette exposition : un désir de renverser la perspective, de se réapproprier son propre regard après des années à être exposée à celui des autres.

    Dans cette série, Audrey Tautou “vole une image” à son tour à des anonymes et nous place en tant que spectateurs, voyeurs de ceux qui sont eux-mêmes en train d’observer. Un geste simple, presque silencieux, mais qui en dit long sur sa démarche.

    Photographier de dos, c’est une manière de préserver l’instant, de laisser les poses et les expressions naturelles de chacun, sans qu’elles soient altérées par un regard de face. C’est aussi une question de pudeur : « Je n’aime pas déranger » explique-t-elle sur le plateau de C à vous.

    Mais ce choix révèle aussi une réflexion plus profonde sur la notoriété et l’image : que signifie être connu ? À quel moment une personne peut être reconnue et par qui ? Avec cette série, Audrey Tautou interroge le regard que les autres posent sur nous, et ce qui fait qu’un visage devient une “figure publique”.

    © Audrey Tautou

    Pendant près de vingt ans, Audrey Tautou a photographié les journalistes venus l’interviewer lors des journées promotionnelles de ses films. Des journées souvent longues, rythmées par un enchaînement rapide – parfois de quelques minutes – de visages et de questions.

    C’est d’abord pour garder une trace de ces échanges brefs qu’elle a constitué au fil du temps, Behind The Scenes, cette série photographique composée d’une centaine de photos de journalistes.

    Cette série dévoile une autre facette du métier d’actrice : celle moins visible qu’est le face-à-face avec les médias. En photographiant ceux qui venaient lui poser des questions, elle remet un peu d’humanité dans ce rituel presque mécanique, avec une tentative discrète d’établir un lien et de ne pas laisser s’évanouir ces moments.

    © Audrey Tautou

    À propos d’Audrey Tautou

    Connue du grand public en France comme à l’international pour ses rôles à succès au cinéma, Audrey Tautou, qui est depuis toujours intéressée par la photographie, développe au fil du temps cette pratique autour de sa célébrité.

    Après avoir servi l’imagination du public – avec plaisir confie-t-elle –, il est venu le temps de servir sa propre imagination. C’est pourquoi, depuis la perte de son anonymat partout dans le monde, elle fait une pause pour se consacrer à ses projets, ce qui la mène en 2017 à présenter pour la première fois une sélection de son travail aux Rencontres d’Arles, révélant une part d’intime et d’inattendu dans son rapport à l’image.

    Audrey Tautou pousse le projet encore plus loin en 2024, avec la publication de son premier livre Superfacial aux Éditions Fisheye. Ce dernier offre au grand public une toute nouvelle image de l’actrice : celle qu’elle aura choisi d’offrir et surtout une qui soit différente de celle qu’on lui attribue depuis des années. Dans ce livre, on découvre l’impact médiatique et quotidien de ses films à succès, ceux qu’on ne se permet plus de citer. Mais surtout, dans ce livre, nous sommes plongés dans ses pensées et ses réflexions, avec la sensation que cette fois, pour de bon, nous connaissons Audrey Tautou.

    Superfacial
    En vente à la librairie-boutique de Quai de la Photo
    Éditions Fisheye
    Paru le 29 novembre 2024

    22 x 28 cm, 232 pages, Hardcover, reliure bodonienne, Français
    38,00€

    [Source : communiqué de presse]

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