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    Raymond Mason – Le Voyage – musée d’Art moderne de la ville de Paris

    21 février 2014
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    musée d'Art moderne de la ville de Paris

    Raymond Mason – Le Voyage

    Commissaire : Marie-Sophie Carron de la Carrière

    Du 7 mars au 9 novembre 2014
    Du mardi au dimanche de 10h à 18h

    Entrée libre

    Musée d’Art moderne de la ville de Paris
    11, avenue du Président Wilson
    75116 Paris

    www.mam.paris.fr

    Du 7 mars au 9 novembre 2014

    A l’occasion de l’acquisition en 2012 de deux sculptures majeures de Raymond Mason, achat du bas-relief en bronze La Place de l’Opéra (1957) et don par Madame Jeannine Hao du plâtre polychrome Le Voyage (1966-2010), le musée d’Art moderne de la ville de Paris rend hommage à l’artiste d’origine britannique, né à Birmingham, en 1922, installé à Paris en 1946 jusqu’à sa mort en 2010.

    Cet accrochage s’inscrit dans une série d’hommages rendus par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris à des artistes travaillant en France dont les œuvres ont été peu exposées. Il fait suite aux présentations des œuvres de Bernard Dufour (2008), de Jean Dupuy (2009), de Claude Garache (2012) et de Pierre Henry (2013-2014).

    Autour des deux œuvres La Place de l’Opéra et Le Voyage de Raymond Mason, s’articule un choix de sept sculptures et de plusieurs dessins datant de 1950 à 2008 ainsi que des photographies de Martine Franck et de Henri Cartier-Bresson, tous provenant de l’atelier parisien de l’artiste. Cette présentation permet d’évoquer les principales étapes chronologiques du travail de sculpteur de Raymond Mason à travers des œuvres phares qui ont été pour lui des références constantes. Ce sont d’abord les scènes de rue narratives des années 1950, comme le haut-relief en bronze : Le Tramway de Barcelone (1953) dont Picasso a fait l’éloge. Celle-ci est suivie d’une série dessinée et sculptée de scènes du paysage parisien.

    Se qualifiant de sculpteur réaliste, Raymond Mason rassemble les passants des rues dans le décor d’un théâtre urbain qu’il compose avec rigueur et dynamisme. Assistant à une scène de rue à New York, il reproduit sa vision d’un spectacle animé et coloré dans la boite vitrée de St Mark’s Place, East Village, New York City (1972). Les personnages sont transfigurés par une polychromie franche et éclatante dans la tradition de la statuaire du Moyen-Âge. L’artiste focalise l’attention en multipliant les détails peints des expressions et des émotions des visages éclairés dans la sculpture Une Foule illuminée(1979-1980). Yves Bonnefoy a dit de cette œuvre : « Je regarde Une Foule illuminée, et je vois là, soit dit tout d’abord, la même sympathie que toujours pour la chose humaine en ses aspects les plus dénués de prestige. ».

    Enfin, la beauté majestueuse des gratte-ciels de New York du bas-relief New York City (1987) a pour pendant le spectacle hypnotique de la destruction des Tours Jumelles le 11 septembre, Amazement (Stupeur, 2003). 

    Après des études de peinture dans sa ville natale puis au Royal College of Art et à la Slade School of Fine Art de Londres, Raymond Mason s’installe à Paris en 1946. Boursier, il s’inscrit à l’Ecole nationale des beaux-arts de Paris. Il fait deux rencontres décisives : Giacometti en 1948 puis Balthus en 1953. Il installe son atelier rue Monsieur-le Prince (Rue Monsieur-le-Prince n°2, 1992) qu’il occupe jusqu’à sa mort en 2010. Représenté par la galerie Claude Bernard (1963-1982) puis par la galerie Pierre Matisse à New York (1967-1980), et la Malborough Gallery, à Londres et New York, (à partir de 1983) il a été souvent exposé dans son pays natal et aux Etats-Unis. En 1985, le Centre Pompidou lui consacra une rétrospective ainsi que le Musée Maillol en 2000.

    A Paris, l’œuvre de Mason, est visible au Jardin des Tuileries, côté Jeu de Paume (La Foule, 1968, bronze, installé en 1986), dans l’église Saint-Eustache (Le Départ des fruits et légumes du cœur de Paris, le 28 février 1969, 1969-1971, résine époxyde et acrylique installée en 1976) et à la Maison Solenn, Maison des Adolescents – Cochin (Le Quartier Latin, 1988-1989, sculpture en résine polyester et acrylique, installée en 2007 dans le Grand hall d’accueil). 

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