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« Samuraï » nouvel album de Joakim

24 janvier 2017
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samourai copie

« Samuraï » nouvel album de Joakim

Avec Joakim Bouaziz

Sortie le 17 mars 2017

www.joakim.tv

samouraiSortie le 17 mars 2017

« Producteur, D.J., responsable de label, tête chercheuse, musicien, music lover, difficile de réduire Joakim à une seule casquette. On se retrouve à s’agiter sur des titres inconnus, à explorer des continents lointains échappant à toute frontière : on peut danser à fond sans être bas du plafond. »
Xavier Veilhan (artiste et sculpteur français)

Depuis 1999, quand il sort son premier album sous le nom de Joakim Lone Octet sur Future Talk, Joakim est difficile à cataloguer.

Ayant étudié le piano au Conservatoire, le bonhomme s’est donné du mal (sans doute en est-il un peu fier ?) pour éviter qu’on ne lui colle un étiquette et a fait ses classes en périphérie de la French Touch et de la scène club internationale, en devenant l’un des acteurs majeurs mais refusant de s’associer à une bande, à un style, à un genre en particulier.

Année après année, Joakim a collectionné les expériences qui confirment sa vision globale de la musique et a exploré maintes facettes de la palette musicale : musicien avec cinq albums à son actif ; DJ remarquable avec une palette musicale immense ; fondateur et manageur de label (Tigersushi, et Crowdspacer, son nouveau label exclusivement dédié au vinyl) ; graphiste autodidacte (il conçoit ses pochettes de disques et la plupart des visuels du label) ; producteur (pour !!! Chk Chk Chk, Juveniles, Zombie Zombie, Poni Hoax…) ; remixeur en vue (Antena, Charlotte Gainsbourg, Todd Terje, etc.) ; amateur de mode (il a lancé Tigersushi Furs avec sa cousine) ; producteur de musique pour des défilés (Chanel, Margiela, Balenciaga) ; avec des incursions dans l’art contemporain, travaillant sur les installations et vidéos de Camille Henrot (Lion d’Argent à la Biennale de Venise 2013 pour sa vidéo Grosse Fatigue) ou avec ses propres installations sonores (Biennale de Gwangju en 2014, commissariat de Jessica Morgan).

Joakim à propos de son nouvel album :

« Parler de sa musique c’est presque toujours un calvaire, parce que la musique sert à exprimer des choses qu’on ne saurait formuler en paroles. Quelqu’un a dit, “écrire sur la musique c’est comme danser sur de l’architecture”, alors écrire sur sa propre musique c’est comme “danser sur sa maison”. Mais en l’occurrence il s’agit d’une maison spéciale, donc je préfère poser quelques bases, et vous ferez le reste.

Samurai est un album assez personnel, plus que mes 2 ou 3 précédents en tout cas. J’ai aussi essayé en le composant de retrouver ces émotions et la spontanéité de mes débuts, quand il y a moins de filtres, quelque chose proche de la naïveté, avant que l’oreille ne devienne trop professionnelle.

J’ai déménagé à New York il y a 5 ans. Ces dernières années ont été un drôle de mélange d’aventure, d’excitation et d’épreuves. J’ai aussi appris ce que signifie l’exil, au sens propre comme au sens figuré, être loin de chez soi et être loin de soi. Puis trouver le chemin du retour à soi. Il y a un peu de tout ça dans cet album.

Samurai est construit comme une ville, inconnue, on s’y ballade, on se perd un peu à force de détours au hasard, certains coins de rue rappellent des souvenirs, on s’éloigne, on s’échappe mais on est en même temps en quête de quelque chose. D’où l’importance de l’écouter en entier dans l’ordre, souhait un peu utopique j’en conviens.

Pendant que je travaillais sur cet album j’ai lu le Le Japon Moderne et l’Ethique Samourai de Mishima. J’ai été fasciné par la combinaison schizophrénique d’idées iconoclastes, progressistes, ultra lucides et d’autres incroyablement conservatrices. Mishima n’avait visiblement pas peur des contradictions, un personnage complexe, ce qui m’a tout de suite charmé étant irrémédiablement attiré par la non-conformité. Malheureusement la complexité n’est pas très populaire ces temps-ci, elle ne vend pas, le marketing omnipotent et omniprésent a besoin de concepts simples pour vendre. Résister à cette tendance au nivellement, à la simplification et l’homogénéisation est pour moi une question de survie artistique. Le Samurai m’est apparu comme une force de résistance et d’idéalisme, un personnage en exil aussi, un totem qui est devenu le titre de l’album.

Le Japon est aussi présent au travers de certaines influences musicales, notamment la paire Ryuichi Sakamoto / Haruomi Hosono, deux de mes héros musicaux. Mais aussi certaines bandes sons comme Ghost In The Shell ou Akira, et les excursions ambiento-world de Mariah ou Midori Takada.

Il y a un peu de retour à mes influences Kraut aussi, le côté ambient encore une fois, Cluster / Eno. Ou les très belles rééditions quasi New Age de Music For Memory ou Palto Flats.

Enfin, je crois que c’est la première fois qu’on entend l’influence d’un lieu dans ma musique, d’une ville en l’occurrence. Vivre, marcher dans les rues de New York est une source d’inspiration intarissable et de rencontres incongrues, je documente souvent ce que j’entends et ces enregistrements se sont retrouvés dans plusieurs passages du disque nous ramenant à cette idée de la déambulation urbaine. »

Ecoutez “Numb”, extrait de son album :

Découvrez son dernier clip “Samurai” :


[Source texte : communiqué de presse]

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