A girl at my door – drame avec Doona Bae
The_girl_at_my_door_-_drame_avec_Doona_Bae::
|
A girl at my door De July Jung Avec Doona Bae, Kim Sae-ron et Song Sae-byuk Durée : 119 min. Sortie le 5 novembre 2014 |
Sortie le 5 novembre 2014
Young-Nam, jeune commissaire de Séoul, est mutée d’office dans un village de Corée. Elle se retrouve confrontée au monde rural avec ses habitudes, ses préjugés et ses secrets. Elle croise une jeune fille, Dohee dont le comportement singulier et solitaire l’intrigue. Une nuit, celle-ci se réfugie chez elle… [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=bhlNh62PeNQ[/embedyt]
À bientôt trente-cinq ans, vous êtes une star du cinéma en Corée du Sud : en quelques mots, pouvez-vous nous parler de votre parcours d’actrice ? J’ai débuté en 1999 dans le film d’horreur Ring Virus de Kim Dong-bin. Par la suite, j’ai travaillé à deux reprises avec Bong Joon-ho dans Barking Dogs Never Bite (2000) et The Host (2006). J’ai également été dirigée par Park Chan-wook dans Sympathy for Mr. Vengance (2002) et Baek Woon-hak dans Tube (2003). À l’étranger, j’ai tourné pour le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda dans Air Doll (2009) et pour les Américains Andy et Lana Wachowski dans Cloud Atlas (2012). Cela fait quinze ans que je travaille dans le cinéma et A Girl At My Door est mon dixième film coréen. Travailler avec July Jung sur son premier long-métrage était-il pour vous le moyen de marquer encore un peu plus votre engagement dans le Nouveau cinéma coréen ? Pendant ces dernières années, j’ai mené une carrière internationale et la perspective de travailler avec July Jung sur son premier long-métrage m’a convaincue que j’allais retrouver la passion qui m’animait lorsque j’étais jeune débutante. En tournant dans A Girl At My Door, j’ai ressenti les mêmes émotions qu’au moment de ma découverte enthousiaste du cinéma sud-coréen. Comment avez-vous eu connaissance du scénario écrit par July Jung ? Le scénario m’a été envoyé par le producteur Lee Chang-dong. J’ai par la suite visionné les premiers courts-métrages de July Jung mais c’est vraiment l’histoire de A Girl At My Door qui m’a fait prendre la décision de rejoindre le casting.
Incarner Young-nam était pour moi un véritable défi car je décelais dans ce personnage une certaine instabilité psychologique et de nombreux conflits intérieurs. Le confucianisme reste prédominant en Corée du Sud et continue de régir tout un système de valeurs basées avant tout sur l’honneur. L’identité sexuelle de mon personnage entre en contradiction avec ce système, d’autant plus que Young-nam, en qualité de lieutenant de police, est censée représenter la loi. Je n’ai cependant pas cherché à théoriser en amont la souffrance de mon personnage. J’ai tenté tout simplement de me mettre à sa place, de ressentir chaque situation. Quant à sa relation avec Dohee, c’est au spectateur d’en déceler le sens et d’élucider l’ambiguïté de ce rapport. Certains y voient un lien mère-fille, d’autres une relation amoureuse et c’est cette incertitude qui me plaît dans le film. Selon vous, le fait que Young-nam soit homosexuelle est-il un facteur aggravant aux yeux des habitants du village où elle est mutée ? L’homosexualité de Young-nam la caractérise aux yeux de son entourage. Personnellement, si j’avais été à sa place, je ne pense pas que j’aurais cherché à le cacher autant qu’elle le fait. Mais compte-tenu de sa profession, le fait qu’elle ait du mal à assumer son identité sexuelle contribue fortement à son isolement physique et psychologique. Qu’elle se cache pour boire y est directement lié. D’une certaine manière, c’est sa relation à Dohee qui lui permet de s’affranchir du regard de l’autre, des préjugés qui pèsent sur elle et, par conséquent, d’avoir moins peur. Festivals Sélection officielle Un Certain Regard – Festival de Cannes 2014 A découvrir sur Artistik Rezo : |
Articles liés

“Robert Badinter – L’enragé de justice” dans le cadre du festival Paroles Citoyennes au Théâtre Antoine
Jamais Robert Badinter n’a cessé d’interroger le droit. Avocat puis homme d’État, il s’est voué tout entier à une seule exigence : la justice. De la salle d’assises aux grandes réformes, il incarne une conscience inflexible, portée par une...

“Des hommes endormis” : une nouvelle création à l’Athénée
C’est la nuit chez Julia et Paul, la cinquantaine, deux brillants universitaires totalement voués à leurs carrières. Alors que Julia parle à Paul du vide qui a envahi leurs vies et de son absence de désir, sa nouvelle collaboratrice...

“Vous permettez”, une comédie de Manon Rony à découvrir au théâtre Le Funambule
Bien qu’ils se sourient, on sent bien qu’ils se méfient… Ce soir, malheureusement, Maureen et Richard doivent dîner avec les parents de leur gendre, alors qu’ils avaient prévu une rando et une belote avec les Keller. Et en plus,...

Entretien avec l’actrice Doona Bae (Young-nam , la commissaire)
Comment avez-vous appréhendé la psychologie de votre personnage et l’ambiguïté de sa relation avec la jeune Dohee ?





