Un âge d’or de la Manufacture royale – Galerie des Gobelins
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Un âge d’or de la Manufacture royale Commissariat : Jean Vittet, conservateur en chef au château de Fontainebleau Du 8 avril au 27 juillet 2014 Plein tarif : 6 € Galerie des Gobelins |
Du 8 avril au 27 juillet 2014
La Galerie des Gobelins se propose d’évoquer, dans une exposition inédite, les Gobelins au siècle des Lumières, « un âge d’or de la manufacture royale ». Dirigés successivement par les architectes Jules-Robert de Cotte, Jean-Charles Garnier d’Isle, Jacques-Germain Soufflot et le peintre Jean-Baptiste Marie Pierre, sous l’autorité de directeurs généraux des Bâtiments du roi passionnés par les questions artistiques, tels que le duc d’Antin, le marquis de Marigny et le comte d’Angivillier, les Gobelins connaissent au XVIIIe siècle une prospérité et une créativité inégalées (quarante séries de tapisseries différentes créées sur cent ans), qui en font la première manufacture d’Europe dans son domaine. Les plus grands maîtres de l’époque (Charles Coypel, Jean-Baptiste Oudry, Charles Natoire, François Boucher, Carle Vanloo…) sont sollicités pour fournir les gigantesques modèles nécessaires, trouvant le temps de concevoir des œuvres dans les domaines les plus variés, profane ou sacré, historique ou mythologique. Sous la conduite d’entrepreneurs d’exception, tel Jacques Neilson, le tissage des tapisseries connaît des progrès techniques essentiels (métiers Vaucanson pour la basse lisse, chimie des teintures améliorée contrairement à une légende infondée qui y voit une période de déclin), tandis que les tapisseries atteignent un niveau de perfection inconnu jusque-là, qui suscite l’admiration sans réserve de Diderot lors des Salons. Les élites européennes (souverains, ministres ambassadeurs, noblesse anglaise, maîtresses royales) sont également enthousiasmées par ces œuvres, qui font l’objet de nombreux cadeaux et vont orner les murs des plus grandes demeures d’Europe, parfaitement intégrées au décor intérieur grâce à l’intervention d’architectes inventifs, tel l’Ecossais Robert Adam. L’exposition présentera une trentaine de tapisseries, sélectionnées pour leur état de fraîcheur exceptionnel, parmi lesquelles des pièces de L’Ancien Testament d’Antoine Coypel, du Nouveau Testament de Jean Jouvenet et Jean Restout, séries rarement montrées, de la fameuse Histoire de Don Quichotte de Charles Coypel, de L’Iliade de Charles Coypel, de L’Histoire d’Esther de Jean-François de Troy, de L’Ambassade turque, de Charles Parrocel, des Chasses de Louis XV de Jean-Baptiste Oudry, de L’Histoire de Thésée de Carle Vanloo et des Amours des dieux de François Boucher. L’exposition montrera également, dans une mise en comparaison inédite avec les tissages, une quarantaine de cartons peints ou d’esquisses, spécialement restaurés pour l’exposition, grâce à un mécénat de la Fondation BNP Paribas, dont plusieurs cartons d’« alentour » spectaculaires du peintre de fleurs Maurice Jacques. Enfin, des sièges ouverts en tapisseries, prêtés par le musée du Louvre, des tableaux en tapisserie et plusieurs documents d’époque (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert; planches gravées des ateliers) viendront compléter cette évocation des Gobelins à leur apogée. A découvrir sur Artistik Rezo : [Visuel : L’Histoire de Don Quichotte de Charles Coypel – © Mobilier national / Isabelle Bideau] |
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