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    1000m2 : un espace dédié au développement et à la diffusion de la scène bordelaise

    Solène LALLIER 8 juillet 2021
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    1000M2

    Installé à Bègles, dans la métropole Bordelaise depuis fin 2019, le projet s’articule autour de l’expérience de ses résidents et se veut une plateforme dédiée à la diffusion de la scène artistique urbaine et contemporaine. Expositions, événements culturels, ateliers ou conférences, les ambitions de 1000m2 sont multiples, et s’appuient sur un espace unique en son genre.

    Pour en savoir un peu plus sur l’histoire de 1000M2, ses résidents et leurs objectifs, nous sommes allés à la rencontre de l’un d’eux.

    Expliquez-moi l’histoire de ces lieux ?

    Ce bâtiment est l’ancien siège de la marque DDP, jusqu’ici le lieu était consacré au stockage, aux studios photos, à la recherche… Il y a une longue et belle histoire qui s’est passé ici. Il y a 3 ans, Laurent Caille, le créateur de la marque a décidé de subdiviser le bâtiment d’environ 6000m2, d’en garder une partie et de sous loué des espaces à des associations, des entreprises, et enfin, créer une maison d’artistes, où nous sommes.

    Comment se partagent ces différents espaces ?

    Le bâtiment fait  6000m2. C’est sur une parcelle à Bègles, en banlieue bordelaise, la ville connait un second souffle, une nouvelle dynamique, nous sommes content de nous inscrire dedans, car il y a peu de lieux culturels comme le notre. Au milieu de tout cet espace, on a 1000m2 qui sont l’agglomérat de 800m2 d’ateliers, qui étaient un ancien lieu de stockage avec beaucoup de matériaux, l’idée a été de les réutiliser, et 200m2 de galerie, dans la continuité de cette maison d’artistes, soutenir les artistes résidents en leur proposant un lieu d’exposition. Cet artist-run space est donc né car ce sont les artistes qui gèrent la galerie.

    Actuellement, vous êtes combien d’artistes ? 

    Nous sommes 11 artistes : Angèle Martin, Charl Zarl, Chloé Sagnol, Epis, Etienne Hacquin, Jean Rooble, Landroïd, Mt., Stéphane Carricondo, Tomas Lacque ainsi que Trakt.

    Les artistes qui travaillent ici sont totalement indépendants ? 

    Totalement, oui. On est dans un lieu collectif mais nous ne sommes pas un collectif. Nous sommes des individualités qui mettent des savoirs faire et des pratiques en synergie. On a tous notre lieu de création indépendant des autres. On s’influence car on observe ce qu’il y a autour de nous et qu’on discute beaucoup mais chacun à ses propres projets, même si on profite parfois d’avoir la galerie pour mettre en commun des œuvres.

    À L’origine, comment sont arrivés les premiers artistes ?

    C’est Charl Zarl qui est venu nous chercher, quand je dis nous c’est : Jean Rouble, Trakt, Epis et Chloé Sagnol car on était en train de monter un projet d’atelier. On se connaissait de projets précédents comme “Transfert” ou les “Vivres de l’Ar”t. Il nous a appelé tous les quatre puis il a appelé d’autres artistes qui étaient aux “Vivres de l’Art”, car tout le monde devait partir. Puis Stéphane Carricondo qui était quelqu’un de notre entourage et qui cherchait un atelier, ainsi que Saïr nous ont rejoint. C’est comme ça que s’est créé la première équipe. 

    Y-a-t-il des critères pour pouvoir être résident chez 1000m2 ?

    On est, et c’est assez rare, une résidence qui a comme base d’artistes des artistes issus de l’art urbain, donc on se connaissait déjà a peu près tous de par notre pratique car on faisait et c’est important, presque tous du graffiti. Mais ce graffiti-là a évolué vers quelque chose d’autre, a souvent été nourrit par des pratiques professionnelles, que ce soit par du graphisme, de la scénographie, du tatouage… Il y a aussi d’autres artistes qui n’ont pas débuté par le graffiti comme Mt.

    Sur la sélection des artistes, on tient a ce qu’il y ait un lien avec l’art urbain. Néanmoins, on a aussi des artistes comme Chloé Sagnol, qui elle est une artiste contemporaine, autour du design et de la sculpture. On est pas totalement cloisonné mais c’est un peu notre ligne conductrice, aussi parce qu’on a envie de défendre une certaine ligne artistique, car nous ne sommes pas street artist, nous sommes des artistes urbains.

    L’essentiel c’est qu’on trouve de nouvelles énergies, qui ne soient pas trop individualistes car chacun doit participer au projet 1000m2 qui demande de l’investissement. Aussi que ça soit un artiste avec une démarche professionnelle, c’est à dire qui fait ça quasiment à temps plein et qui soit capable d’assumer un loyer.

    Quelles sont les ambitions pour la structure ?

    Elles sont assez troubles, de part le contexte sanitaire actuel, mais c’est de pouvoir ouvrir la galerie au public tous les jours car actuellement nous sommes ouvert que le vendredi et samedi. De proposer des vernissages, créer de l’échange, établir des partenariats avec la ville de Bègles ou des privés, continuer à inviter des artistes de l’extérieur…

    Finalement de faire de 1000m2 un outil de transmission et de vulgarisation de l’art urbain et contemporain dans le sens noble du terme.

    Plus d’informations sur le lieu sur son site internet et sur Instagram.

    Propos recueillis par Solène LALLIER 

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