Nouvelles vagues – Palais de Tokyo
Cette saison transforme le Palais de Tokyo dans son intégralité et se diffuse dans toute la ville, en révélant les artistes, les idées et les situations pour lesquels s’engagent ces nouveaux professionnels.
Grâce au Comité professionnel des galeries d’art, cet événement est complété par l’implication de plus d’une trentaine de lieux dans la capitale. Ils s’associent au Palais de Tokyo et invitent chacun dans leurs espaces un jeune curateur à concevoir une exposition. Cette cinquantaine de propositions constitue un moment inédit dans la vie artistique à Paris, et ouvre un nouveau regard sur les pratiques de l’art aujourd’hui.
Cette manifestation est l’occasion de souligner l’émergence de cette nouvelle figure du curateur qui s’épanouit au plus près des artistes. Ce personnage, souvent indépendant, qui invente des expositions à travers le monde, n’est ni galeriste ni conservateur, il échappe aux règles académiques, comme à celles du marché de l’art ou aux codes de l’institution. C’est un franc-tireur, un amateur du hors-piste, un nomade à la recherche de dépaysement poétique, politique et esthétique. Seul ou en groupe, ce curateur débusque l’inédit et crée des dispositions temporaires où des artistes d’horizons divers sont rassemblés autour d’un propos, d’une idée, d’une vision. Il n’est plus l’interprète d’un moment ou d’un mouvement, ni le garant ou le théoricien d’un nouveau chapitre de l’Histoire de l’art, il est d’abord en compagnonnage avec les artistes, heureux d’inventer et d’expérimenter auprès d’eux.
De Félix Fénéon à Clement Greenberg, le 20ème siècle a connu l’apogée du critique d’art, magnifiquement incarné en France par Pierre Restany. Puis a émergé dans les années 1970-1980 avec Harald Szeemann, Germano Celant ou Jean-Hubert Martin, la figure du « faiseur d’expositions ». Depuis, ils se sont multipliés, portés par une nouvelle vague d’inventivité, d’indépendance et d’audace. à l’instar d’Hans Ulrich Obrist ou Klaus Biesenbach, ils se font souvent appeler en francais « curateurs », mot qui viendrait de l’anglais to care / prendre soin, plutot que « commissaire ».
Aujourd’hui, « Nouvelles vagues » témoigne de cette transformation de l’écosystème de l’art.
Le jury est composé de :
- Hans Ulrich Obrist (Codirecteur, Serpentine Gallery),
- Massimiliano Gioni (Directeur associé et curateur, New Museum),
- Jens Hoffmann (Directeur adjoint, Jewish Museum, New York),
- Jean-Hubert Martin (Commissaire d’expositions indépendant),
- Xavier Franceschi (Directeur, Frac Ile-de-France),
- Colette Barbier (Directrice, Fondation d’entreprise Ricard),
- Fabienne Leclerc (Comité professionnel des galeries d’art),
- Alain Reinaudo (Institut francais),
- Jean de Loisy (Président du Palais de Tokyo)
- et les curateurs du Palais de Tokyo.
Nouvelles vagues
Du 21 juin au 9 septembre 2013
De midi à minuit tous les jours, sauf le mardi
Fermeture annuelle le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre
Fermeture exceptionnelle à 18h le 24 et le 31 décembre
Plein tarif : 10€ // Tarif réduit : 8€ (moins de 26 ans, famille nombreuse, enseignants, étudiants, séniors) // Gratuité : moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minimas sociaux, Ministère de la Culture et de la Communication, ICOM, IKT, journalistes, bénéficiaires du minimum vieillesse, personnes en situation de handicap & accompagnateur (sur présentation de justificatifs datant de moins de trois mois)
Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson
75116 Paris
M° Iéna ou Alma Marceau
[Photo : © Kevin Meredith]
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