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Jack London – La vie d’un écrivain voyageur

Nolwenn Alzieu 31 octobre 2018
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Si l’on connait Jack London (1876-1916), né John Griffith Chaney, pour ses écrits se référant au Grand Nord par des ouvrages tels que Croc-Blanc (1906) et l’Appel de la forêt (1903), son périple à travers les îles Polynésiennes et Mélanésiennes à bord du navire le Snark, l’est beaucoup moins.

À travers cette exposition de « Jack London dans les mers du Sud » du 29 mai au 2 décembre 2018 présentée par le Musée d’Aquitaine de Bordeaux, tu auras l’occasion de découvrir une partie peu connue de sa vie. Vie qui fut courte mais intense puisqu’il décéda à l’âge de 40 ans en 1916 et comme il aimait à dire lui-même :

« J’aimerais mieux être un météore superbe, et que chacun de mes atomes brille d’un magnifique éclat, plutôt qu’une planète endormie. La fonction propre de l’homme est de vivre, non d’exister. Je ne perdrai pas mes jours à essayer de prolonger ma vie. Je veux brûler tout mon temps ».

Malgré une jeunesse difficile et tumultueuse, sa notoriété d’écrivain lui permettra de réaliser son désir d’aventure et de découverte. Yann Queffélec (écrivain et marin, par ailleurs lauréat du prix Goncourt pour Les Noces barbares en 1985) disait notamment qu’à la fin de la vie de London, « la mort n’avait plus rien à prendre ».

Cette exposition sur fond bleu canard rappelant la mer te fera voyager à bord du Snark aux travers des photographies personnelles de l’écrivain mais également par des objets d’époques ramenés par l’auteur. Ce voyage débutera le 23 avril 1907 et prendra fin en 1909 après 19 mois de vagabondage. En effet, dans les années 1905 London décide de partir découvrir le monde et la diversité des hommes qui le compose en compagnie de sa femme, Charmian Kittredge, qui rédigea le Journal de Bord du Snark. Bien que légèrement déçu lors de son arrivée sur la première île polynésienne d’Hawaï, dû à la présence des premiers colons blancs, il continuera son voyage dans les îles Marquises, Bora Bora, Tahu, puis dans des îles habitées par des peuples anthropophages dans les îles Fidji, Nouvelles- Hébrides et îles Salomon qu’il qualifia de « frontière la plus primitive du monde » où la vie difficile et la maladie l’obligea à écourter son voyage qui devait à l’origine durer sept ans. Il disait notamment que « si j’étais roi, j’exilerais mes pires ennemies aux îles Salomon ».

© L. Gauthier, mairie de Bordeaux

Son voyage l’inspirera dans la rédaction de plus de 250 articles, près de 22 romans tels que « Aventureuse » (1911) ou bien les « Contes des mers du Sud » (1911), ce qui lui permettra de financer son périple et d’être connu en Europe par des lecteurs impatients de découvrir ce que le monde avait à offrir, la mobilité n’étant pas aussi facile à l’époque

Nolwenn Alzieu

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