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Les Potobos – exposition urbaine engagée susceptible de récidive

22 juin 2009
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potobos_flyer

Pour une esthétique effective de la ville, l’association Parislabel, aidée par la mairie du XIIe, s’implique dans ces revendications avec créativité et détermination. Le but : s’approprier la ville, le quartier, rendre à l’esthétique la place qui lui est due, et présenter un certain nombre d’œuvres novatrices autour de ce thème, favorisant entre autres l’éco conception.

Un collectif d’artistes s`est réuni dimanche 28 Juin pour opérer dans certaines rues des 12e, 11e et 4e arrondissements une transformation : les potelets sont devenus des potobos, d’après un concept créé par Paule Kingleur, présidente de l’association, « créatopiste urbaine », plasticienne de métier.

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Son projet s’inscrit dans une volonté de dynamiser la ville et le quartier, via l’esthétique et le social : « par cet acte ludique, se réapproprier l’espace public, questionner ce territoire trottoir, et ré-enchanter les bandes passantes de nos quartiers. »

Differents artistes peuvent s`exprimer avec pour seule contrainte d`harmoniser leur oeuvre avec ces poteaux : une grande liberté de manoeuvre, donc, et en a resulté une véritable exposition urbaine, une accession directe à l’art sur un sujet ouvert et engagé.

Différentes espèces de potobos ont d’ores et déjà vu le jour : du potobar au potochaise, en passant par le potodouche, de veritables scénarios sont mis en scène, créant des entités originales, évoquant au choix, animaux de compagnie, personnages de dessins animés, nains de jardins de ville, et autres entités bien particulières.

Questions à Paule Kingler, présidente de l’association Parislabel, suite à la première “manifestation potobo” : comment avez-vous élaboré le  concept de potobo?

L’idée m’est venue lors des petits matins frileux ou lors des fins de journées pluvieuses du mois de novembre, avec cette vision des poteaux coiffés par un passant délicat d’un gant orphelin ou d’un bonnet rayé perdu, comme des petits sémaphores colorés dans la grisaille ambiante… Il faudra ensuite renouveler cette opération, de la proposer lors de fêtes de quartier, ouverture de festivals, détournement artistique devant boutiques… D’où l’idée d’éditer un catalogue représentant chaque Potobo et son auteur…

Etes-vous satisfaite de cette première opération ?

Enormément. Les « zurbains » ont été vraiment bluffés par cette opération, ils étaient très joyeux, nous demandaient pourquoi nous faisions cela, et nous leur répondions :  Pour rien . Soulagés et rassurées, car ils pensaient à un message précis, une revendication, ils étaient très heureux de cet acte gratuit. Un moment de joie, de bohneur et d’échange. Les artistes étaient ravis de montrer travail. Nous avons bénéficié d’une bonne couverture médiatique, grâce à artistikrezo, Europe 1 et le mouv’. D’autre part, Rémy Bovis, président de la coopérative de rue et de cirque, a été « complice » de l’opération et nous a aidé à la diffuser en nous procurant de nombreux flyers. Le public était très mélangé, il y avait des familles, des enfants, et des personnes âgées qui voulaient absolument que les potobos restent en place. Cela nous a surtout confortés dans le fait que les gens sont prêts à regarder des choses contemporaines, que l’art contemporain n’est pas quelque chose d’élitiste et peut percuter d’une façon assez universelle.

A quand la récidive ?

Nous avons plusieurs endroits en vue pour la fin Juillet, avec pour but de regrouper le parcours qui était un peu trop étalé, nous ferons certainement cette fois-ci une rue ou deux dans laquelle tous les potelets seront transformés en potobos. Et, bien entendu, nous vous tiendrons au courant !

La galerie photos de la manifestation du dimanche 28 Juin

 

Carnivorus

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Fleur de mazout (Pkingleur)

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Mon coeur est en chantier

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Potoboules

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Potopunk

Juliette Allisi Videlaine

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Nain

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L’occasion de promouvoir la vie de quartier et l’implication de ses acteurs, ainsi que d’instaurer une exposition « sauvage » d’artistes contemporains et de plasticiens.

 

 

Sophie Thirion

 

Artistes exposés :  Anne Maurange, Aude Mercier, Cara Mac Leod, Catherine Videlaine, Cecile Harrison, Claire Marsauche, Claire Maupas, Cyril Bosc, Dine Drozd, Emilio Vulpis, Halima. M. , Jacoba Ignacio, Jean-Raph Prieto, Juliette Allisy-Videlaine, Kyla Ring, Laura. O., Leela, Loona, Marie-Laure Bruneau, Natasha Gudermane, Paule Kingleur, Samy S., Stéphanie Allisy, Valentine Herrenschmidt, Véronique Pirlot et V.Ro.

 

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