Retour sur « Construction », Martin Szekely
Martin Szekely, Construction, 2013, Multiplis de bambou, laiton © Fabrice Gousset
Exposées pendant cinq mois au Musée des Arts Décoratifs et du Design de la ville de Bordeaux, les œuvres de Martin Szekely vont rejoindre leurs appartements. Petit retour sur ses designs d’une pointure exceptionnelle.
UN ARTISTE INCONNU ?
Pour celles et ceux qui n’auraient pas pu voyager entre les différents travaux de Martin Szekely dans l’ancienne prison municipale, une réexpédition s’impose. Si l’on se fie au nom de cette exposition – ce n’était pas une résidence artistique live – alors on constate que toutes ces œuvres sont l’approbation de quarante ans de travail. C’est la construction de sa vie de designer qui l’a fait voyager à travers les quatre coins du monde, c’est notamment en Chine qu’il se rendait pour aller faire travailler le cristal qu’il requérait pour ces tabourets, et ainsi comprendre l’essentiel des matières. Voyager et créer, avoue que ça te tente jeune novice de la gouache et de l’argile ?
Ces œuvres ne sont pas juste des meubles designs disposés pour une simple exposition. Le designer qui a travaillé pour Hermès, Saint-Louis et même EDF a développé une recherche sur le mobilier d’une rigueur et d’un déterminisme bien à lui : pour Constance Rubini, directrice du musée des arts décoratifs et du design et commissaire d’exposition :
« Ce n’est pas qu’un travail d’artiste, c’est vraiment un travail de designer (…), on s’aperçoit bien que de ces objets d’usages il se dégage quelque chose qui se rapproche de l’art car il y’a une valeur absolue ». La scénographie avait donc un rôle de représentation important à jouer.
UNE FAILLE INTIME !
Martin Szekely est un maître aujourd’hui, il est l’un des designers français les plus convoités chez les collectionneurs d’art contemporain. Mis à part, le verre conique Perrier que tout le monde connaît et qu’il à conçu en 1996, j’avais un an, il expérimente avec divers matériaux bambou, verre, métal, liège, acier, alucobond.
«Mais dis donc Jamy, c’est quoi l’alucobond ?» Tu as un Petit Robert chez ton grand-père ? Le net ? Alors fonce checker et nous raconter tout ça.
Néanmoins, l’artiste-designer aujourd’hui est en pleine dé-construction : « Tout ce que j’ai appris, que je constate que je le réutilise, j’essaie de l’effacer aussitôt pour découvrir de nouvelles choses que je ne maîtrise pas », nous a-t-il confié pendant une visite privée dans l’arrière cour du 39 rue Bouffard.
François Pellegrini
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