0 Shares 678 Views

“Le YAC (Youth Arts Club) vise à inspirer, motiver et guider les jeunes professionnels de l’art”

Isabelle Capalbo 17 septembre 2021
678 Vues

Zhang Yunyao à la Galerie Marguo, décembre 2020. Œuvre exposée : Floating II, 2020

Commerciale publicité au sein de la Gazette Drouot et fondatrice du YAC (Youth Arts Club), Hannah Jeudy a toujours été intéressée par les innovations dans le marché de l’art. Aujourd’hui elle nous parle de ce son intention derrière le club.

Bonjour Hannah. Peux-tu te présenter ?

Je suis issue d’un parcours mêlant commerce international et marché de l’art. Depuis 2019, je suis en charge de la publicité au sein de la Gazette Drouot. Afin de promouvoir leurs ventes aux enchères, la majorité des maisons de vente annoncent automatiquement dans ce média de référence. En parallèle de mes études puis de mon emploi, j’ai créé le webzine ARTE LAB, j’ai ensuite créé le YAC qui a pour vocation de rassembler jeunes professionnels et étudiants dans le marché de l’art.

Hannah Jeudy, fondatrice du YAC

Pourquoi as-tu créé le YAC ? 

Au-delà du savoir et des expériences que chaque étudiant acquiert, je suis convaincue que rien n’est plus important que l’entourage et la transmission. Être attentive au parcours de nos aînés, partager nos connaissances et émotions face à des œuvres permet de développer sa passion. À plusieurs, notre inspiration, notre “envie de réaliser” prennent forme plus naturellement. C’est pour toutes ces raisons que l’idée du YAC m’est venue à l’esprit.

Comment favorises-tu justement la passion et transmission à travers le club ?

Tout au long de l’année, nous participons à des visites guidées et rencontrons des professionnels du milieu qu’ils soient artistes, galeristes, collectionneurs, critiques d’art, chef d’entreprises ou commissaires-priseurs. Pendant un vernissage d’une galerie d’art ou lors d’une visite privée, nous nous intéressons à l’univers de l’artiste et au parcours du galeriste. Un discours est souvent plus puissant qu’un simple cartel accroché à un mur. Après le talk, nous nous retrouvons tous autour d’un verre pour échanger notre ressenti et faire davantage connaissance.

Nous nous intéressons au projet de chacun et souhaitons créer des synergies. Si un jeune professionnel a par exemple besoin d’un espace, nous en parlons avec les autres membres, certains ont peut être quelque-chose à lui proposer. Un autre professionnel aimerait être plus à l’aise en gestion budgétaire ou améliorer ses compétences en langues, il peut peut-être rencontrer une personne qui a un peu de son temps à lui accorder en échange d’un autre service…

Découverte de l’espace Meyer-Zafra avec Liliane Zefrani

Peux-tu parler de ton équipe ?

La structure associative du YAC est récente ; la première année, le YAC dépendait de l’agence Des Mots et des Arts. Cela fait 6 mois seulement l’association a été créée indépendamment, et peu à peu je m’entoure de membres actifs.
Alfredo Ascanio, mon collègue au sein de Drouot a été le premier à rejoindre l’association en tant que trésorier. Depuis 2020, nous avons organisé ensemble les différents talks. Margaux Lebel m’a rejoint cet été et continuera pour assurer les partenariats et les événements en collaboration avec d’autres membres actifs ; Alexandre Renault gère le site internet et Maya Cingolani assure la communication de l’association.

Raconte-nous des rencontres qui ont marqué l’évolution du YAC.

La première année, nous avons rencontré Jacques et Evelyne Deret qui nous ont présenté “Art Collector” et les œuvres exposées de Mathieu Dufois dans leur espace ; il y a eu ensuite la rencontre avec Nadia Candet, fondatrice de Private Choice, l’exposition Bacon via des “Mots et des Arts”, la visite de plusieurs grandes galeries d’art contemporain (Kamel Mennour, Zwirner, Perrotin..) en compagnie de Nicolas-Xavier Ferrand, historien d’art contemporain,  la visite guidée de Greco au grand Palais… Nous nous sommes aussi retrouvés à Paris Gallery Weekend : chaque galeriste a pris le temps de se présenter et de nous expliquer l’accrochage en cours. Avant l’été, nous avons rencontré Liliane Zafrani dans son espace, la discussion était passionnante et couvrait la place que le Vénézuela avait dans le marché de l’art mondial.

Rencontre avec Alexis De Bernede et Marius Jacob Gismondi, fondateurs de Darmo Art

Comment fonctionne l’admission ? Quels avantages auraient les futurs adhérents du club ?

Nous souhaitons adopter une démarche qualitative et regrouper des étudiants et jeunes professionnels qui souhaitent se motiver et se cultiver entre eux. Il y a un questionnaire à remplir ; si le profil correspond bien aux profils de nos autres membres, nous le contactons, lui proposons de le rencontrer, et si cela l’intéresse toujours, nous lui envoyons le lien d’adhésion.  Une fois le membre accepté, il a la possibilité de recommander un membre de son entourage.
Concernant les professionnels du marché de l’art, deux types d’adhésions sont possibles, l’une pour les étudiants, l’autre pour les jeunes professionnels :

– “Student in the Art market”, en partenariat avec Artenders
Brunch à Poush Manifesto avec les artistes Pierre Clément, Garance Matton, Macha Pangilinan, Olga Sabko, visite privée d’une galerie, d’une maison de vente aux enchères, une séance d’une heure de coaching avec un professionnel reconnu selon les spécialités des étudiants (art contemporain, arts et médias, ventes aux enchères, commissariat d’exposition, médiation culturelle), une initiation au montage vidéo avec Hermeline Guillerot et Amélie Kalafat, fondatrices d’Artenders, une soirée marché de l’art et rencontres avec des jeunes professionnels du milieu

– Adhésion “Art professionnal”
Quatre expositions avec visites guidées (Bourse du commerce, Palais de Tokyo, Bourse révélation Emérige, 104), des Art Talks (Pal Project, Loulou de Laclais, Studio Falcone x Fondation Cherqui), des accès privilégiés aux évènements artistiques et foires d’art comme Private Choice, Galeristes, Paris Gallery Weekend…

Dernièrement, nous avons élargi notre offre et proposons l’adhésion “Art enthusiast” à toute personne souhaitant en savoir plus sur la scène artistique parisienne.

Retrouvez le YAC sur Instagram et sur leur site Internet

Propos recueillis par Isabelle Capalbo 

Articles liés

“Main basse sur le magot” : succès et reprise au Funambule Montmartre !
Agenda
85 vues

“Main basse sur le magot” : succès et reprise au Funambule Montmartre !

Paris, années 1930, dans le monde des petites fripouilles. Le gus de Loulou est à l’ombre. Pour croûter propre, il lui faut de l’oseille, du flouze, du pognon. D’autant qu’il en doit un paquet à la bande de Pierrot...

Festival Photo Days du 1er au 30 novembre à Paris
Agenda
129 vues

Festival Photo Days du 1er au 30 novembre à Paris

Créé en 2020, Photo Days propose de fédérer tous les événements relatifs à la photographie et à la vidéo dans Paris du 1er au 30 novembre.  Fort du succès de sa première édition en 2020, Photo Days présentera du...

Le gala Hope invite les talents de la danse au profit de la recherche médicale
Agenda
178 vues

Le gala Hope invite les talents de la danse au profit de la recherche médicale

 L’AFM Téléthon organise le 21 octobre prochain une soirée exceptionnelle au Casino de Paris.  Jérôme Commandeur, le présentateur, rassemblera les grands noms : Alice Renavand, danseuse Etoile de l’Opéra de Paris, les chorégraphes Angelin Preljocaj, Marion Motin et Mehdi...