21 novembre 2018 : deux films pour grandir
Mauvaises herbes
En ce mois de novembre bien gris, quoi de mieux que d’aller voir des films qui donnent de l’espoir ? Cette semaine deux réalisateurs français ont mis à l’honneur les nouveaux départs.
Des histoires d’apprentissage
Dans son nouveau film, Amanda, Mikhaël Hers traite du thème du deuil. David, un jeune homme joué par Vincent Lacoste, doit prendre en charge sa jeune nièce, après le décès brutal de sa sœur dans un attentat à Paris. Tous deux doivent réapprendre à vivre, mais ce n’est pas sans difficulté. À seulement sept ans, Amanda fait face à la réalité de la mort et du manque. En apprenant beaucoup l’un de l’autre, les deux personnages vont nouer peu à peu une relation fusionnelle.

Amanda
© Nord-Ouest films
Mauvaises herbes, quant à lui, met en avant le thème de l’éducation. Kheiron, à la fois réalisateur du film et interprète d’un éducateur, nous montre qu’il faut donner leur chance aux adolescents. Dans le cadre d’une école de banlieue dite « difficile », il leur apprend à communiquer dans une société où l’on ne sait plus réellement interagir. Ces jeunes ont besoin d’un nouveau départ et c’est ce qu’il va leur offrir par le partage et la connaissance . Le personnage de l’éducateur, Waël, a eu lui-même un passé difficile d’enfant des rues. Ces rencontres vont aussi changer sa vie.
Des nouveaux talents
Après sa participation culte à la série Bref, un one man show à succès et un premier long métrage, Nous trois ou rien, Kheiron continue sa lancée dans le cinéma. Devant et derrière la caméra, celui-ci, qui a dit s’être créé un personnage sur-mesure, ne voyait que lui pour incarner Waël. Pour ce qui est des adolescents, il a cherché parmi les associations théâtrales et les agences de jeunes comédiens les nouveaux talents à suivre. Des jeunes prometteurs bien accompagnés par les stars Catherine Deneuve et André Dussolier. Un casting prestigieux pour un film qui devrait rencontrer son public.
Amanda est le troisième court-métrage de Mikhaël Hers, après Memory Lane et Ce sentiment d’été. Sélectionné au festival de Venise avec son nouveau film, il est l’un des réalisateurs les plus en vue du cinéma d’auteur européen. Sans oublier l’acteur Vincent Lacoste qui ne cesse de convaincre critique et public depuis ses débuts remarqués dans les Beaux Gosses, en 2009, et qui, espérons-le, n’est pas prêt de s’arrêter.
Flore Prévost-Leygonie
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