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Cinéma à domicile : 3 films à voir en mai 2019

La vie des films n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Carrière en salles trop fugace ou sortie en direct to VOD : chaque mois, Artistik Rezo vous propose de rattraper à la maison 3 films disponibles sur vos écrans et que vous n’avez sans doute pas encore vus.

1) Diamantino, de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt
L’une des oeuvres les plus curieuses et inattendues de 2018 débarque enfin dans vos salons. Primé à la Semaine de la Critique lors du dernier festival de Cannes, Diamantino ne ressemble à rien d’autre, et c’est une excellente nouvelle. Pour tenter de le résumer, c’est l’histoire d’un footballeur ressemblant énormément à Cristiano Ronaldo (allergiques au foot, ne fuyez pas, il n’en est quasiment pas question dans le film). Le dénommé Diamantino est candide, naïf, pour ne pas dire un peu simplet. Quand ses deux soeurs décident d’ourdir un complot contre lui, qu’une enquêtrice se fait passer pour son enfant adoptif afin d’en savoir plus sur lui, et que de vils scientifiques souhaitent procéder à des manipulations génétiques sur sa personne si parfaite, Diamantino va découvrir un monde onirique et cauchemardesque à la fois. Le tout au sein d’une comédie fantasque mais pleine de coeur, qui pourrait bien finir par vous arracher une larme.

 

2) Premières vacances, de Patrick Cassir
Voilà l’un des premiers films de l’ère Tinder : dans Premières vacances, deux célibataires un poil fatigués décident, dès le soir de leur première rencontre, de partir en vacances ensemble. Puisque leurs choix de destinations divergent totalement, la décision est prise : ils partiront à mi-chemin des deux pays choisis. Donc en Bulgarie… Le tout donne une comédie un peu romantique mais surtout très drôle sur la façon dont ces deux touristes vont apprendre à se connaître, mais aussi aller de surprise en surprise au cours d’un séjour très loin de ressembler à une lune de miel. Le tandem Camille Chamoux – Jonathan Cohen cartonne dans ce film hautement recommandable, qui donne gravement le sourire.

 

3) Leto, de Kirill Serebrennikov
Assigné à résidence par le gouvernement russe pour une sombre histoire de fraude fiscale, Kirill Serebrennikov n’a pas pu aller présenter lui-même Leto lors de sa projection cannoise, où il concourait pour la Palme d’Or. Finalement reparti bredouille, le film aura cependant eu le temps de séduire une grande partie du public présent sur la Croisette : cette odyssée rock autour d’un groupe soviétique basé à Leningrad est empreinte d’une énergie sidérante, et sait se faire aussi poétique que politique. Le noir et blanc choisi par le réalisateur du déjà formidable Disciple ne fait que renforcer le style et la dimension nostalgique cette oeuvre pleine et sincère. On reverra Sereberennikov (ou en tout cas ses films) au sein des plus grandes sélections cannoises.

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