Cinéma à domicile : 3 films à voir en novembre 2019
La vie des films n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Carrière en salles trop fugace ou sortie en direct to VOD : chaque mois, Artistik Rezo vous propose de rattraper à la maison 3 films disponibles sur vos écrans et que vous n’avez sans doute pas encore vus.
1) Le Témoin invisible, de Stefano Mordini (photo)
C’est le genre de thriller dont on raffolait dans les années 90, avant que la source finisse pas se tarir : avec Le Témoin invisible, le mystère reste entier jusqu’à la dernière seconde. Sur un postulat façon Mystère de la chambre jaune, avec son cadavre retrouvé dans une pièce fermée à clé, le réalisateur italien Stefano Mordini brode un polar haletant, plein de tiroirs inattendus, qui décrit une vengeance absolument ahurissante. Millimétré, inattaquable, le scénario est un véritable récital. Inspiré d’un film espagnol, ce Témoin invisible s’avère parfait pour une soirée VOD trépidante.
2) Conséquences, de Darko Štante
Un jeune homme de 17 ans est placé en centre de détention, dans lequel il intègre un cercle de jeunes gens très peu fréquentables, où l’alcool et la drogue font office de carburants quotidiens. Loin de n’être qu’un film de prison, Conséquences s’attarde aussi sur les désirs qui s’emparent de son héros, troublé par la présence de tous ces garçons autour de lui. Passé par le prestigieux festival de Toronto, ce premier film slovène frappe fort, autant par la maestria de sa mise en scène que par sa manière très percutante d’investir ses principales thématiques. Conséquences est une belle surprise, tapageuse et mémorable, et l’on devrait sans doute reparler de son réalisateur tôt ou tard.
3) The Devil’s Hour, de Damien LeVeck
Parce que le diable n’aime pas qu’on se fasse de l’argent sur son dos, deux jeunes entrepeneurs vont bientôt avoir à faire à lui. Leur idée ? Diffuser sur Internet des exorcismes filmés en direct… qui ne sont en réalité que des canulars. The Devil’s Hour consiste alors en une succession de défis et d’humiliations, toujours en direct, devant un public de plus en plus nombreux. En résulte un huis-clos efficace, inscrit dans notre époque sans pour autant renier certaines grandes références du film de possession, et qui tape à la fois sur l’hypermédiatisation liée au web et sur l’aspect superficiel de certaines relations amicales ou amoureuses, construites sur du mensonge ou du vide.
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