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De “La Flor” à “Synonymes” : 4 films à voir en mars 2019

Chaque mois, la rédaction d’Artistik Rezo choisit pour vous les 4 films qu’il faut absolument aller découvrir en salles. Une sélection éclectique, composée d’œuvres faisant l’événement et de perles plus méconnues.

 

1) La Flor, de Mariano Llinás (6 mars)
En 2008, le réalisateur argentin Mariano Llinás présentait son premier film, Historias extraordinarias, dinguerie de 6 heures ressemblant à une série-fleuve déconstruite, repensée, aussi terre à terre dans l’esprit que lynchienne dans l’ambition. Le cinéaste a remis ça avec La Flor, qui dure quant à lui plus de 13 heures. Pas de panique, c’est la durée approximative d’une saison de série sur Netflix, et ce sera proposé en salles sous la forme d’un quadruple programme qui sortira tout au long du mois. La Flor est décrit comme un assemblage de six films complètement différents, tous joués par le même quatuor d’actrices. En réalité, c’est un peu plus complexe que cela, mais c’est en tout cas jubilatoire, passionnant, d’une richesse dingue.


2) Ma vie avec John F. Donovan, de Xavier Dolan (13 mars)
C’est le film de tous les fantasmes, de toutes les envies : la première incursion américaine de Xavier Dolan a presque un goût d’arlésienne, tant le cinéaste stakhanoviste nous avait habitués à un rythme incroyablement soutenu. Résultat : son dernier film, Juste la fin du monde, est sorti en 2016, mais on a l’impression qu’il s’est écoulé mille siècles depuis. Pas facile de travailler aux États-Unis et de garder la maîtrise totale de son film. Pas facile non plus d’annoncer Jessica Chastain au casting puis de devoir officialiser le fait que le rôle de l’actrice a été totalement supprimé au montage. On attend le nouveau Dolan avec fébrilité et excitation, sans savoir encore s’il s’agira d’un chef-d’œuvre ou d’un faux pas.


3) Us, de Jordan Peele (20 mars)
Oscarisé pour le scénario de son précédent film, Get Out, Jordan Peele est de retour avec ce film de genre qui semble aussi terrifiant que politique. Mené par la fabuleuse Lupita Nyong’o, Us mêle le home invasion et le thriller surnaturel avec une aisance folle. Son aptitude à créer des visions cauchemardesques et durables devrait assurer à Jordan Peele un franc succès critique et public, et permettre au fort message véhiculé par le film de pouvoir circuler jusqu’à des spectateurs et spectatrices qui n’ont pas forcément l’habitude de voir des œuvres aussi populaires que profondes.


4) Synonymes, de Nadav Lapid (27 mars)
En deux films réalisés dans son pays, Nadav Lapid est entré dans la cour des grands. Le Policier et L’Institutrice avaient su se démarquer par la singularité de leur ton ainsi que par leur façon de s’emparer d’un sujet pour le faire dévier dans une direction à la fois plus politique et plus inquiétante. Avec Synonymes, le cinéaste israélien réalise son premier film en français, pour lequel il s’est entouré de Quentin Dolmaire (Trois souvenirs de ma jeunesse), Louise Chevillotte (L’Amant d’un jour) et surtout Tom Mercier, dont c’est le tout premier film en tant qu’acteur. Il incarne Yoav, un jeune Israélien qui débarque en France en espérant y trouver la sérénité. Ce serait mal connaître Lapid que d’imaginer que son séjour sera un long fleuve tranquille. Le film a obtenu l’Ours d’Or au dernier festival de Berlin.

Lucile Bellan

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