Yona, la légende de l’oiseau sans aile
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Yona est une petite fille vive bien qu’un peu solitaire qui compense l’absence de son papa par un excès d’imagination. A la nuit tombée, elle enfile son costume de pingouin et tente de toutes ses forces de voler… mais les pingouins ne volent pas ? C’est pourtant une leçon que son papa lui a jadis apprise, et la petite fille est prête à tout pour prouver qu’il a raison.
Comme on pouvait s’y attendre d’un génie comme Rintaro, ce conte enfantin n’en est un que de nom. Sous le design kawaii (« mignon » en japonais) des personnages, une 3D parfaitement maîtrisée et mille et un détails de décors qui éveillent la nostalgie, c’est principalement la nuit que l’univers de Yona se déploie et s’épanouit. Une première originalité qui justement rappelle aux plus grands un âge où l’aventure prônait sur l’inquiétude et où les ruelles sombres et le manteau noir de la nuit évoquaient plus d’excitants mystères que de faits divers.
Le film est aussi involontairement nourri du métissage des cultures. Si un certain nombre de codes (principalement humoristiques et visuels) semblent tout droits sortis de l’univers manga dans ce qu’il a de plus global, on y retrouve aussi des références à la religion catholique (les anges) mais aussi de petites touches de l’influence culturelle américaine au pays du Soleil Levant. A la réflexion, difficile de démêler tout ça et ce serait surtout sans intérêt tant ce mélange fait maintenant partie intégrante du Japon.
Yona, la légende de l’oiseau sans aile, pour petits et grands (même si la version originale est à conseiller tant les résonances et intonations nippones sont jouissives), est un voyage qui prend racine dans les souvenirs d’enfance dans ce qu’ils ont de plus viscéral… pour un film d’ambiance plus que d’histoire. Dépaysant, magique, mature et beau, ce Yona est une parenthèse enchantée douce-amère, comme seuls nos amis japonais en ont le secret.
Lucile Bellan-Julé
Yona, la légende de l’oiseau sans aile
Un film de Rintaro
Sortie le 3 février
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