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    Festival Les Envolées #2- Housse de Racket / The Dodoz / Kid Bombardos

    3 juin 2012
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    En 2011, si l’idée dudit festival était de promouvoir trois pousses électro-rock arrivées à maturité, ce premier vendredi de juin était prétexte à élargir les perspectives avec deux groupes à guitares, prêts à exorciser la dame synthétique. 

    Une pop mélodieuse

    1_MG_0274Programmés pour ouvrir les festivités, c’est avec un peu de retard que les Kid Bombardos  entrent sur scène sur un laconique « Bonsoir Paris ». Bénéficiaires d’un temps de scène flatteur, les Bordelais mettent en place un set cohérent en jouant — entre les lignes — une pop mélodieuse aussi bien empruntée aux Strokes qu’aux Vampire Weekend. Une prestation assurée sans frémir avant de laisser place à des Dodoz motivés par la sortie imminente de leur deuxième album (Forevericanpurrb ). 


    Des titres majestueux

    Auréolés de plusieurs premières parties prestigieuses (Babyshambles, Franz Ferdinand, Stereophonics), les toulousains tardent pourtant à faire tourner la machine à tubes à plein régime. Parfois statique, Géraldine (chant/basse) montre un meilleur visage à l’heure d’évoquer les fondamentaux (Bet, Do You Like Boys?) aux côtés de ses compères de toujours. Un  tour de chauffe relatif donc, conclut par un moment de communion qui voit la scène être envahie par les spectateurs sur l’ultime titre. Envahie, la scène l’est également avant la fin de la prestation des Housse de Racket.

    1_MG_0140Revenu d’une tournée nord-américaine qui l’a vu fouler les planches du festival Coachella à deux reprises, le duo a peaufiné son jeu de scène, en plus de l’avoir bonifié. Si la set-list du soir ne constitue aucune surprise, Pierre et Victor livrent un show colossal inauguré par le puissant Human Nature, suivi de Château. Comme à son habitude, le chanteur filiforme fait participer le public sur Les Hommes et Les Femmes et n’oublie pas de remercier un public qui abandonne les bonnes manières au détriment d’une attitude résolument festive. Pour cause, une succession de titres majestueux (Alésia, TGV) servis par un « wall of Sound » appréhendé en studio aux côtés de Philippe Zdar. Toujours à bloc, réglés comme une horloge, les Chavillois cassent la baraque sur Oh Yeah!Roman et le final Aquarium. Unique rappel du soir, c’est Synthétiseur qui vient mettre un point d’honneur à une soirée dont la Cigale se souviendra probablement.

    Olivier Cougot
    Photos par Jacob Khrist

    Remerciements: Gérald Fraysse, Cooperative Music, La Cigale
     

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