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    Le Roi Roger de Karol Szymanovski fait une superbe entrée à L’Opéra Bastille

    26 juin 2009
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    Résumer Le Roi Roger à la lecture du journal et du livret à l’interprétation hâtive et simple de l’aveu d’ une homosexualité émergente du compositeur serait bien réducteur.

     

    C’est avant tout un hymne à la vie. Les dieux Pan, Dyonisos et Apollon sont réunis dans la figure du berger. Nature végétale et animale, ivresse, désir, danses, bacchantes, soleil et musique, envahissent le plateau sur lequel on retrouve la piscine chère à Warlikowski, un labyrinthe transparent dans lequel repose une femme, et en fond de scène le soleil qui étincelle au troisième acte.

     

    On reconnaît très vite la reine dans le cadavre, corps flottant dans l’eau claire, prémice que le roi Roger a déjà perdu Roxane, la reine qu’il chérit. On comprend alors que malgré leur amour, ce couple est déjà séparé. Elle suivra Bachus dans la forêt comme tant d’autres tandis que Roger, plus réticent, malgré son désir fulgurant, se refusera et acceptera à la fin d’adorer le dieu soleil.

     

    Comme un oratorio, dans le premier acte, le choeur entame des chants grégoriens, prières, suppliques repoussées par le roi qui font place par la suite aux inventions harmoniques chatoyantes et sensuelles de l’impressionnisme français, en passant par les relents du post-romantisme allemand, Scriabine, ou le Stravinsky du Sacre du Printemps.

     

    On peut ne pas apprécier quelques traits de mise en scène, Dyonisos qui surgit avec un masque de Mickey, et pourtant on se laisse séduire quand il apprend aux petites souris la salutation au soleil des yogis ou par leur farandole. C’est le dieu de la joie, de la fête, de la vie.

     

    La chorégraphie du deuxième acte surprend, prête à sourire, mais elle est l’expression même de l’amour, du désir qui vous saisit en dépit de l’âge ou du physique, de ces couples mal assortis aux corps parfois flasques et bedonnants, signe de l’usure du temps mais non de l’appétit de vivre.

     

    Marie Torrès

    Le Roi Roger

    Une oeuvre du compositeur Karol Szymanovski

    Un opéra en trois actes ( 1926 )

    En langue polonaise

    Nouvelle production

     

    À l’Opéra Bastille

    Place de la Bastille

    Métro Bastille

     

    Direction musicale Kazushi Ono

    Mise en scène Krzysztof Warlikowski

    Décors et costumes Malgorzata Szczesniak

    Lumières Felice Ross

    Chorégraphe Saar Magal

    Réalisation vidéo Denis Gueguin

    Chef des Chœurs Winfried Maczewski

     

    Le Roi Roger II Mariusz Kwiecien

    (18, 20, 23, 28 juin et 2 juillet)

    Scott Hendricks (25, 30 juin)

    Roxana Olga Pasichnyk

    Edrisi Stefan Margita

    Le Berger Eric Cutler

    L’Archevêque Wojtek Smilek

    Une Abbesse Jadwiga Rappé°

    ° débuts à l’Opéra national de Paris

     

    Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris

     

     

    7 représentations du 18 juin au 2 juillet 2009

    jeudi 18 juin 2009 – 20h

    samedi 20 juin 2009 – 20h

    mardi 23 juin 2009 – 20h

    jeudi 25 juin 2009 – 20h

    dimanche 28 juin 2009 – 14h30

    mardi 30 juin 2009 – 20h

    jeudi 2 juillet 2009 – 20h

     

    Tarifs : 138€ 116€ 89€ 74€ 53€ 35€ 20€ 9€ 5€

     

    Informations/ Réservations :

    par téléphone : 08 92 89 90 90 (0,337€ la minute)

    téléphone depuis l’étranger : +33 1 72 29 35 35

    par Internet : www.operadeparis.fr

    aux guichets : au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille

    tous les jours de 10h30 à 18h30 sauf dimanche et jours fériés

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