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    Nouvel album, festival et créations inédites : les nouveaux horizons de Maïa Barouh

    Juliette Labati 2 juin 2026
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    Maïa Barouh © Tijana Pacik

    À la croisée des cultures et des genres musicaux, Maïa Barouh développe un univers singulier où se rencontrent chants traditionnels japonais, rap, électro, pop et musiques du monde. Chanteuse, flûtiste, auteure, compositrice et productrice franco-japonaise, elle mêle avec audace héritage et modernité.

    À l’occasion de la sortie de son nouvel album, Maïa Barouh poursuit son exploration artistique à travers plusieurs nouveaux projets : le festival japonais Yōkai Matsuri, les 31 mai, 2 juin et 28 juillet, consacré à l’étrange et aux créatures du folklore nippon, une création autour de l’histoire de Yasuke, premier samouraï noir, réunissant musiciens et jongleur, ainsi qu’un projet avec une fanfare de rue japonaise. Elle revient sur ces nouvelles aventures, ses inspirations et sa vision de la création.

    Quels sont tes artistes de référence ? Quelles sont tes influences ?

    Brigitte Fontaine, Baden Powell, Elis Regina, Juana Molina, Yasuaki Shimizu, John Coltrane…

    Dans les plus actuels, je profite de cet espace pour présenter mes amis extrêmement talentueux qui m’inspirent (quelle chance j’ai d’être si bien entourée)

    La Chica, Natascha Rogers, Fixi, Blumi, Elea Braaz, Eda Diaz, Pierre-François Blanchard, Leila Marcial, Paloma Pradal, Cynthia Abraham, Témé Tan, Djeudjoah, Sarab, Zaza Fournier, Mitsune, Lindigo, Alexandra Gatica, et tant d’autres !!

    J’aime les artistes qui sont autant dans l’encrage que dans le courant contemporain, les artistes qui sont en constante recherche et qui osent, qui prennent des risques.

    Comment composes-tu tes chansons ? Les paroles arrivent en premier et la musique ensuite ou le contraire…

    C’est complètement aléatoire ! Mais on peut dire que plus souvent la musique vient d’abord.

    Est-ce que l’improvisation a une place importante dans ta manière de travailler ?

    Oh oui ! Très ! L’improvisation est la base ! Ça oblige à ouvrir les chakras et être dans l’instant présent.

    Quelle est la clef pour transcender ta musique sur scène ?

    Kiffer avec les gens qui jouent avec moi sur scène ! Être disponible et surtout TOUT donner !!

    Est-ce que tes paroles sont inspirées d’expériences personnelles ?… Ou est-ce que tu te glisses dans la peau d’un personnage à la manière d’un acteur ?

    Oui inspirée d’expériences perso.

    Quel message souhaites-tu faire passer ?

    L’art n’est pas là pour faire du joli, mais du beau. Ce n’est pas la même chose. Le beau dérange, traverse, laisse une trace. L’art n’est pas un échappatoire. C’est une balade, on s’y perd volontairement, on accepte de ne plus savoir où l’on est, et on revient avec plus d’ouverture et de couleur dans les yeux. Se perdre, c’est nécessaire. C’est même le début de tout ! Et j’aimerais accompagner cette perdition au maximum avec ma musique hybride. L’art casse les frontières, entre les gens, entre les disciplines, entre ce qu’on croit possible et ce qui l’est vraiment. Et la joie ? La joie est résistance.

    Quels sont les albums que tu écoutes en ce moment ?

    J’écoute pas beaucoup d’albums en ce moment…, je préfère largement aller écouter des concerts, et je me bats pour ça, allons écouter de la musique en live, oui la vivante, pas celle en boite !

    Quels sont tes projets ?

    Un projet de festival japonais qui célèbre l’étrange, Yōkai Matsuri.

    Un nouvel album Maïa Barouh.

    Un projet avec des musiciens et un jongleur autour de l’histoire de Yasuke, le premier samuraï noir.

    Un projet avec une fanfare de rue japonaise.

    Propos recueillis par Juliette Labati

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