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    Valentina Lisitsa – Salle Pleyel

    11 janvier 2014
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    Valentina Lisitsa - Salle Pleyel

    Valentina Lisitsa

    Le 9 janvier 2014

    Salle Pleyel
    252, rue du Faubourg Saint-Honoré
    75008 Paris
    M° Ternes

    www.sallepleyel.fr

    Valentina-Lisitsa-620x288Le 9 janvier 2014

    Triomphe de Valentina Lisitsa et de l’Orchestre de Paris.

    Valentina Lisitsa, pianiste ukrainienne née en 1973, s’est fait connaître il y a quelques années grâce à Youtube où ses vidéos ont été vues par des millions de personnes. Sa carrière a été ainsi lancée, notamment aux États-Unis, où elle s’est depuis produite avec les plus grands orchestres. Elle a remplacé au pied levé Boris Berezovsky et monté son programme en à peine deux jours.

    Deux grandes pages du répertoire, parmi les plus virtuoses, le Premier Concerto de Liszt, suivi de la Danse Macabre.
    Très belle sonorité de l’Orchestre de Paris. Magnifique thème des cordes au deuxième mouvement précédant l’entrée du piano. C’est féerique. Les ruptures sont d’un romantisme extraordinaire. Dans sa robe d’un rouge étincelant, la pianiste est d’une agilité impressionnante.
    La Danse Macabre est une démonstration de virtuosité. L’Orchestre est plus en retrait.
    Viennent ensuite quatre bis. Valentina Lisitsa ne se fait pas prier. L’Ave Maria de Schubert/Liszt, le Final de la Septième Sonate de Prokofiev, la Campanella de Liszt, et le Nocturne en Mib M de Chopin.

    Préalablement, en création mondiale, Affetuoso, de Éric Tanguy, en hommage à Henri Dutilleux. Une partition d’un seul tenant de treize minutes. L’orchestre est par trois et soixante cordes. Trois percussionnistes (seulement, si l’on peut dire, pour une partition contemporaine). Après un choral des bois, un crescendo orchestral se conclue par un tutti orgiaque. Ce schéma semble se renouveler avec des nombreuses variantes six ou sept fois. Le tout est agrémenté d’une lumière plutôt modale. La texture est une superposition de lignes diffuses. Ce sont les forces et les flux des masses sonores qui mènent le discours. Tanguy ne se prive d’aucun moyen orchestral.
    Malgré un engagement convaincu des musiciens de l’Orchestre de Paris, le public de la Salle Pleyel n’offre au compositeur français aucun rappel.

    Il est presque 22 heures lorsque débute la Quatrième Symphonie de Tchaïkovski.
    Souvent jouées cette saison (ici et ), ces symphonies sont l’occasion d’entendre l’amplitude sonore d’un orchestre. Comme dans tous les grands chefs-d’oeuvre du répertoire, l’Orchestre de Paris est au rendez-vous. Dès la première entrée des cors et des bassons, la sonorité est pleine et envoûtante. Nous sommes ainsi pris dans cinquante minutes de transport intense, jusqu’au dantesque mouvement final.

    Le public fait un triomphe à l’Orchestre de Paris.

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