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Il Re pastore – Théâtre du Châtelet

15 septembre 2014
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Il Re pastore

Livret de Métastase

Direction musicale de Jean-Christophe Spinosi

Mise en scène d’Olivier Fredj et Nicolas Buffe

Scénographie et costumes de Nicolas Buffe

Dramaturgie de Benoît Chantre

Avec :
Alexandre : Rainer Trost
Aminta :
Soraya Mafi
Elisa :
Raquel Camarinha
Tamiri :
Marie-Sophie Pollak
Agénor :
Krystian Adam
Orchestra :
Ensemble Matheus

Du 22 janvier au 1er février 2015

Théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet
75001 Paris

M° Châtelet

www.chatelet-theatre.com

Du 22 janvier au 1er février 2015

Après les rares Fées de Wagner, Orlando paladino de Haydn, La Pietra del paragone de Rossini ou encore Les Paladins de Rameau, le Châtelet met à nouveau à l’honneur une œuvre peu jouée : Le Roi pasteur de Mozart.

Cet opéra seria créé en 1775, la même année que La Fausse jardinière, contient déjà des inventions et des variétés formelles et mélodiques qui marquent les compositions du génie de Salzbourg. Mozart traite la voix comme un véritable instrument soliste. Dans ce petit chef-d’œuvre de jeunesse, il la fait ainsi dialoguer avec la flûte (Se Vincendo vi rendo felici) ou avec le violon dans le rondo L’Amero saro costante di Aminta (souvent chanté en récital).

Faisant à nouveau équipe avec le chef Jean-Christophe Spinosi (à la baguette de son Ensemble Matheus), Nicolas Buffe revient sur la scène du Châtelet, deux ans après avoir créé un choc des cultures réjouissant : l’Arioste, Haydn et le classicisme versus les mangas, les jeux vidéo et Star Wars !
Créé à Salzbourg, le 23 avril 1775

En italien surtitré

L’histoire d’après Benoît Chantre
L’intrigue de ce drame pastoral se déroule en une journée, du lever matinal au coucher du soleil, dans le pays de Sidon en Phénicie. Aminta est un pasteur heureux, amoureux d’Elisa, qui l’aime en retour. Elle rassure le berger : il n’a rien à craindre des soldats d’Alexandre, qui vient de défaire le tyran de la ville, Straton, et veut redonner le trône au roi légitime, qui vit caché. Alexandre, guidé par Agénor, trouve Aminta : il est convaincu que le berger est le roi caché.

Agénor retrouve ensuite sa bien-aimée Tamiri, fille de Straton, qui s’est déguisée en bergère par crainte de la colère d’Alexandre. Il la rassure, lui promettant la clémence du roi de Macédoine. La joie de Tamiri éclate. Elisa laisse à son tour éclater la sienne : elle annonce à Aminta le consentement de ses parents à leur union. Revient Agénor portant les insignes royaux annonçant à Aminta qu’il est le roi caché. Elisa n’en croit pas ses oreilles, qui pousse Aminta à accepter la couronne. Ce dernier veut surtout être le roi d’Elisa, qui veut bien être sa reine.

Dès le début du deuxième acte qui se passe dans le camp d’Alexandre, Agénor fait obstacle à Elisa et Aminta : non, ils ne pourront pas se voir, il doit préparer le futur roi à régner. À l’arrivée d’Alexandre, Agénor lui présente Aminta. Le roi de Macédoine s’étonne de le voir toujours vêtu de ses habits de berger. Aminta semble accepter la proposition d’Alexandre, puis se retire.

Agénor évoque alors devant le roi le cas de Tamiri. Alexandre se désole de la savoir cachée et décide de la marier à Aminta, au grand dam d’Agénor qui sacrifie héroïquement son amour à la raison d’État. Agénor retrouve Aminta, croit qu’il a accepté d’épouser Tamina et confirme alors à Elisa que l’homme qu’elle aime va en épouser une autre. Désespérée, elle renonce néanmoins à renoncer. Surgit alors Tamiri, blessée qu’Agénor ait si facilement abandonné. Elle laisse son ami meurtri à son tour. Alexandre, constatant que le soleil se couche et que le couronnement prend du retard, s’interroge quand accourt à ses pieds Tamiri, en larmes, venant révéler son amour pour Agénor, suivie de peu par Elisa disant le sien pour Aminta. Pour sauver la face, Alexandre rend Elisa à Aminta, Tamiri à Agénor et promet le royaume aux deux derniers. Grâce à Elisa, Aminta a tenu bon : il n’aura jamais endossé le manteau de pourpre, mais gardé son manteau de berger. Plus d’artifice et de costume : le naturel triomphe, dénoue tous les nœuds du politique. Ce n’est pas Alexandre qui décide de l’amour, c’est l’amour qui décide et oblige Alexandre à n’être qu’un témoin, à s’effacer devant ce “chef invisible” que tous acclament dans le final.

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