Au Palais des Congrès, “Mascarade” par le ballet d’Arménie
Compositeur phare de l’époque soviétique, Aram Khatchatourian est l’auteur de plusieurs musiques de ballet dont celle du célèbre Spartacus. À l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance, le ballet d’Arménie, en tournée en France, a souhaité lui rendre hommage avec Mascarade, chorégraphié par Vilen Galstyan sur l’une de ses œuvres.
Composé en 1941, Mascarade est à l’origine une œuvre symphonique inspirée d’une tragédie de Michel Lermontov. L’histoire est celle d’un aristocrate qui, persuadé d’avoir été trompé par sa femme lors d’un bal masqué, sombre dans une jalousie démente jusqu’à l’empoisonner. Il comprendra trop tard qu’il a été victime d’une machination et que sa femme était innocente. Créé en 2017, le ballet reprend l’intrigue de la pièce de théâtre et s’appuie sur l’adaptation de la partition originelle par Edgar Hovhannissian, élève d’Aram Khatchatourian. Il se caractérise par une alternance de scènes d’ensemble qui se déploient sur la célèbre valse – véritable fil conducteur musical du spectacle – et de duos réunissant le héros et son épouse. Dans le rôle principal du mari jaloux, Raffi Galstyan nous offre une belle performance artistique alliant qualité d’expression et technique impeccable. Syuzanna Pirumya, l’épouse sacrifiée, incarne avec délicatesse l’insouciance et l’amour fidèle. Leurs pas de deux – celui des retrouvailles après le bal ou celui qui précède l’empoisonnement – sont particulièrement émouvants.

Mascarade par le ballet d’Arménie
Les scènes de corps de ballet créent les ambiances – celle de la fête ou celle, plus sombre, des salles de jeu -. Ce principe offre le contexte et permet de dérouler l’intrigue même si les seconds-rôles, tels que la baronne ou l’inconnu, auraient pu être davantage caractérisés pour la rendre plus lisible.
Cette représentation a permis de découvrir une compagnie pleine de talents. La ministre de la Culture Rima Abdul Malak a annoncé que la culture arménienne serait particulièrement à l’honneur en France en 2024. Espérons que cette année prochaine nous offrira l’occasion de retrouver le Ballet d’Arménie.

Stéphanie Nègre
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