L’amour maudit en Rouge et Noir
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Le Rouge et le Noir Produit par Albert Cohen Mise en scène de Laurent Seroussi et François Chouquet Avec Côme, Haylen, Yoann Launay, Julie Fournier, Cynthia Tolleron, Patrice Maktav, Elsa Pérusin, Michel Lerousseau, Philippe Escande, Louis Michaut et Noémie Garcia Prolongations jusqu’au 29 janvier 2017 Tarifs : de 29 à 119 € Réservation en ligne Le Palace |
Du 29 septembre 2016 au 29 janvier 2017 Nouvelle production d’Albert Cohen (Le Roi Soleil, Mozart l’Opéra Rock, Les Dix Commandements, et bien d’autres), Le Rouge et le Noir est l’adaptation musicale du roman de Stendhal. Après cinq avant-premières saluées par 4.500 spectateurs, elle se joue au Palace à Paris depuis le 29 septembre. Un spectacle à voir, y compris pendant les fêtes !
Avec ce tube qui cartonne actuellement, le ton est donné. Ambition, rang et pouvoir sont au rendez-vous. Rappel de l’histoire : fils de charpentier, Julien Sorel devient le précepteur de la famille de Rênal et tombe sous le charme de la maîtresse de maison, Louise. Mais cet amour interdit provoque le renvoi du jeune homme. Ce dernier obtient un nouvel emploi comme secrétaire. Cette fois-ci, c’est la fille de l’employeur, Mathilde de la Mole, qui tombe amoureuse. Mais l’ombre de Madame de Rênal continue de planer et sa jalousie conduit bien vite aux ennuis. Les artistes interprètent leurs personnages avec tant de sincérité que nous nous laissons facilement prendre au jeu. Emportés même, voire séduits, car la disparition du héros nous laisse un goût amer. Côme, ancien protégé de Jenifer dans l’émission The Voice, nous offre un personnage torturé, tiraillé entre femmes et religion. Et comment ne pas être amusés par le duo de Patrice Maktav et Elsa Pérusin, méchants mais délicieusement mesquins ? Un drame non dénué d’humour, donc !
La mise en scène, efficace, propose de belles trouvailles. De grands écrans numériques mobiles nous immergent totalement dans l’histoire. Une porte-fenêtre qui s’ouvre ? Les deux écrans se séparent pour former l’ouverture. Nous accompagnons ainsi les personnages dans leurs états d’âme. Le jeu est ample et la direction d’acteur précise. La scénographie ne ménage pas les effets : les artistes évoluent sur des plateformes mécaniques et les tableaux, soignés, se succèdent à un bon rythme.
« Vous l’ai-je dit belle dame, je suis tombée d’un seul coup sous le charme… »** Chaque chanson reste en mémoire. L’option musicale rock modernise non seulement le propos, mais donne une saveur toute particulière à l’adaptation. La voix puissante de Côme nous transporte dans la bourgeoisie du 19e siècle tout en nous connectant avec notre époque. La distribution a aussi trouvé d’autres interprètes de talent dans l’émission The Voice : Haylen (Louise de Rênal) ou encore Yoann Launay (Geronimo). Et bravo aux musiciens qui jouent en live au-dessus de la scène ! Beaucoup de comédies musicales traitent d’amour maudit. Un thème inépuisable, la preuve encore ici. Mais en nous invitant à plonger de la sorte dans Stendhal, cette comédie musicale n’est pas vraiment comme les autres !
*La Gloire à mes genoux – Côme [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=R1C2a1w3qG8[/embedyt]
[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=DpkSXoOt6N0[/embedyt] [Crédits Photos : © Anthony Ghnassia, 2016] |
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