0 Shares 1735 Views

    « La Maison d’à côté » : une leçon d’humanité

    10 février 2015
    1735 Vues
    lamaisondacote

    La Maison d’à côté

    De Sharr White
    Adaptation de Gérald Sibleyras

    Mise en scène de Philippe Adrien 

    Avec Caroline Silhol, Hervé Dubourjal, Léna Brébanet et Stéphane Comby

    Jusqu’au 14 mars 2015
    Du mardi au vendredi à 21h, samedi à 16h30 et 21h

    Tarif  : 32 €

    Réservation au
    01 42 08 00 32

    Durée : 1h30

    Théâtre du Petit Saint-Martin
    17, rue René Boulanger
    75010 Paris

    M° Strasbourg-Saint-Denis (lignes 4, 8 et 9)

    www.petitsaintmartin.com

    PhotoLot_CarolineJusqu’au 14 mars 2015

    C’est une pièce américaine qui remporta en 2011 un gros succès à Broadway. C’est aussi la première pièce de Sharr White à être créée à Paris grâce à l’adaptation de Gérald Sibleyras. La comédienne Caroline Silhol y est bouleversante, en tenant du début à la fin le fil d’un personnage qui bascule dans les abîmes de sa mémoire. 

    Quand les Américains s’attaquent au théâtre et que leurs pièces ont du succès, ils y mêlent suffisamment de réel et de passion, de rêve et de cauchemar, tout cela articulé sur une redoutable construction des scénarios. Leurs histoires se nourrissent en général de ce qu’ils semblent bien connaître pour en explorer tous les méandres. Sharr White, un jeune auteur, donne ici la parole à une femme, Juliana, scientifique brillante dans le domaine de la recherche des pathologies cognitives du cerveau.

    PhotoLot_MaisonBelle, sûre d’elle, séduisante et travailleuse, Juliana est une femme à qui tout réussit et qui ne supporte bien sûr pas l’échec, ni la remise en question. Quand un beau matin, devant un auditoire de médecins spécialisés venus tout exprès à un congrès sur une île paradisiaque où se tiennent habituellement les symposiums des laboratoires pharmaceutiques, Juliana a subitement un trou de mémoire avec des hallucinations, elle perd pied. Et rembobine, avec plus ou moins de patience, pierre par pierre, l’histoire de sa vie.

    Dirigée avec beaucoup de subtilité par Philippe Adrien, dans une scénographie de toute beauté de Jean Haas avec des photos et des projections, Caroline Silhol se saisit du personnage de manière exceptionnelle, épousant toutes les facettes et les sentiments d’une femme qui perd ses repères, tour à tour douce ou agressive, lucide ou fantasque, drôle ou pathétique. À ses côtés, Hervé Dubourjal est parfait dans le rôle du mari et la toute jeune Léna Bréban irréprochable dans ses compositions. On sort de là chahuté mais humainement conquis. 

    Hélène Kuttner

    [Crédit photos : Lot]

    En ce moment

    Articles liés

    Soirée live-painting en présence de Moyoshi dans le cadre de son exposition au Liperli Coffee
    Agenda
    103 vues

    Soirée live-painting en présence de Moyoshi dans le cadre de son exposition au Liperli Coffee

    Ce vendredi, l’association Art’Murs vous accueille au Liperli Coffee pour une soirée spéciale live-painting au sein de l’exposition de MOYOSHI : Rencontrez, échangez avec l’artiste et découvrez en direct son processus créatif et la réalisation d’une œuvre ! Œuvres à l’acrylique, à...

    Le festival Jazz de la Salle Cortot
    Agenda
    108 vues

    Le festival Jazz de la Salle Cortot

    Après 100 ans consacrés presqu’exclusivement à la musique classique, la Salle Cortot renoue avec son héritage jazz. Né de l’élan donné par le nouveau département de jazz de l’École Normale de Musique de Paris, le festival réunira pour sa...

    “Robert Badinter – L’enragé de justice” dans le cadre du festival Paroles Citoyennes au Théâtre Antoine
    Agenda
    235 vues

    “Robert Badinter – L’enragé de justice” dans le cadre du festival Paroles Citoyennes au Théâtre Antoine

    Jamais Robert Badinter n’a cessé d’interroger le droit. Avocat puis homme d’État, il s’est voué tout entier à une seule exigence : la justice. De la salle d’assises aux grandes réformes, il incarne une conscience inflexible, portée par une...