La Passation aux Feux de la Rampe : prémonition macronienne !
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La Passation |
La passation des pouvoirs entre l’ancien et le nouveau président de la République a eu lieu ce dimanche 14 mai 2017. Nous avons eu la chance d’y assister. Cela n’était jamais arrivé dans l’histoire de la 5ème République, Nous étions en effet, dans le Palais de l’Elysée. Notre regard balayait l’ensemble du bureau présidentiel. Une vaste pièce, un lustre royal, les tapis, la cheminée, de riches accessoires, une porte donnant vers l’administration, de grandes portes-fenêtres ouvrant sur les vastes jardins jusqu’à la rue Gabriel. Là, faisant les cent pas, le président sortant, fébrile à l’idée de laisser le pouvoir vu que ces choses là, Monsieur, on peut plus s’en passer lorsqu’on y a pris goût ! Restituer les dernières et nécessaires recommandations surtout sans se presser, c’est ce que se dit Pierre Santini, le président sortant, conservateur grincheux dont l’aigreur manifeste commence à agacer sérieusement l’arrivant, Eric Laugerias, nouvellement élu , progressiste et trop pressé. Seul lui importe de connaître les codes de l’armement nucléaire. Or, pour le locataire de l’Elysée sur le départ qui manie l’ironie teintée du mépris présidentiel, une passation de pouvoir ne se limite pas à ça. Une passation doit se mériter, s’opérer dans les règles de l’art, histoire de faire patienter sur un fauteuil ce jeune énarque gourmand qui trépigne en face du sortant lequel installé comme un prince déchu accroché à son trône savourerait les derniers instants de son règne tout en entendant le pas pressé des opposants venus l’arrêter.
S’inspire t-il de Macron, Eric Laugerias ? Ou réciproquement ? En patron de start-up organisé, habité par le syndrome de celui qui confondrait la passation avec la précipitation ?
Ces deux comédiens sont parfaitement à l’aise dans la mise en scène très efficace d’Alain Sachs pour porter le texte rythmé du dramaturge Christophe Maury. Et, risquons ce clin d’œil en vous apprenant qu’il écrivait en 2015, comme s’il prédisait l’avenir : « Sans Brigitte, il n’y a plus d’après » (chroniques), (Edit. Riveneuve/Archimbaud)* Patrick duCome
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