Le Cercle des illusionnistes à la Pépinière Théâtre
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Le Cercle des illusionnistes De et mise en scène de Alexis Michalik Avec Jeanne Arènes, Maud Baecker, Michel Derville, Arnaud Dupont, Vincent Joncquez et Mathieu Métral A partir du 22 janvier 2014 Tarifs : de 12 euros (moins de 26 ans) à 39 euros Réservations par tél. Durée : 1h40 La Pépinière |
A partir du 22 janvier 2014
Après le succès du Porteur d’histoire, pièce toujours à l’affiche, Alexis Michalik poursuit sa carrière d’auteur et metteur en scène avec un grand sens du tournoiement entre griserie et brio. On croise beaucoup de personnages et d’époques dans Le cercle des illusionnistes et tout repose sur ce kaléidoscope de situations qui s’enchainent à un rythme tambour battant. En 1984, la belle Avril rencontre le jeune Décembre, lequel lui raconte l’histoire du magicien Jean-Eugène Robert-Houdin. Ce dernier qui fut aussi horloger, constructeur d’automates et mécanicien nous mène alors sur les traces de maints personnages, dont les vies se croisent et s’emmêlent, jonglent et nous embrouillent aussi, mais cela volontairement. Tant et si bien qu’il ne faut surtout pas chercher à dénouer le sens chronologique des vies de cette foule de personnages, il faut se laisser entrainer dans la ronde brillante qui nous conduit dans les sous-sols d’une banque et surtout, surtout… à la rencontre d’un jeune garçon destiné à fabriquer des chaussures mais appelé à devenir Georges Méliès. Le tout en passant par une découverte des Frères Lumière. C’est compliqué, c’est abracadabrantesque mais c’est voulu ainsi et cela constitue le charme de la pièce. Les réticents à la prestidigitation sont prévenus. Au final, il est dit et prouvé que la vie est un cercle. Le public est invité à tourner et il tourne. Il est pris dans cette boucle sans pouvoir en sortir, entrainé joyeusement dans la succession de péripéties qui reviennent au point de départ puis repartent et retournent en arrière sans jamais s’arrêter. Le cercle n’en finit plus. Le but n’est pas d’en chercher le sens et encore moins sa quadrature, il suffit de succomber au tour de passe-passe. Car la pièce fonctionne bel et bien, étincelante dans un tourbillon d’anecdotes orchestré en une rapidité de prestidigitateur. Le décor glisse et avec légèreté il permet de passer d’une époque à une autre en un clin d’œil. Les empilements de temps sont remarquablement scénographiés, vidéos à l’appui, le dernier film de Méliès étant un bijou. Souples et talentueux, les comédiens impulsent l’action en enfilant une veste ou en retirant un pantalon, changeant de personnage à vue. Tous sont remarquablement habiles et prompts à mimer un subterfuge puis un autre. Ils font preuve d’une séduisante capacité à endosser une existence pour en changer dans la minute qui suit comme sur un coup de baguette. On assiste à une sorte de tour de magie en continu et dont nous sommes à la fois les spectateurs et les partenaires, car tout aussi charmant que soit le spectacle il semble parfois que l’on soit sommé de se faire le complice du magicien. Or, on sait bien qu’il n’y a pas de lapin qui sort miraculeusement de la manchette pas plus que d’oiseau du foulard, mais Méliès a quant à lui bel et bien bien existé et ses films ont marqué la naissance du cinéma. Le cercle des illusionnistes mélange le vrai et le faux, le réel et l’illusion, nous rappelant que le théâtre en est une sans être pour autant celle du cinéma, les deux s’inspirant de la vie… Le tout est bien mené, on peut succomber à cette mosaïque enchanteresse sans angle ni ligne, qui tourne bien rond et en rond. Emilie Darlier |
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