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    Mathilde Monnier et Dominique Figarella – Soapera Installation – Centre Pompidou

    10 février 2014
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    Mathilde Monnier et Daniel Figarella - Soapéra - Centre Pompidou

    Soapéra, une installation

    Conception Mathilde Monnier & Dominique Figarella

    Chorégraphie de Mathilde Monnier
    Art visuel : Dominique Figarella

    Danseurs (2 danseurs en alternance) : Yoann Demichelis, Julien Gallée-Ferré, Thiago Granato, Jonathan Pranlas

    Son : Olivier Renouf
    Lumière : Éric Wurtz
    Costumes : Laurence Alquier

    Centre Pompidou
    19, rue Beaubourg
    75004 Paris
    M° Rambuteau

    www.centrepompidou.fr

    Les 14 et 15 février 2014

    Deux danseurs et une vague de mousse. C’est presque tout, mais c’est énorme, parce que l’espace est restreint. Mathilde Monnier en tant que chorégraphe et Dominique Figarella en tant que plasticien de l’instable invitent le public à se rapprocher des vagues de bulles blanches pour redécouvrir « Soapéra » sous une autre forme.

    Et cette forme sera l’installation, parce que, oui, on peut, semble-t-il « installer » cette mousse mouvante telle une sculpture et lui tourner autour, la traverser, s’en imbiber – les danseurs, du moins. Et l’écume blanche et savonneuse sera la danseuse principale, une Mme Loyale faite de « soft power », obligeant les deux hommes à « danser » avec elle, à se situer, se définir, se structurer par rapport à elle.

    En danse contemporaine, sur un plateau vide, les mouvements des danseurs « créent » l’espace. Ici, ils doivent se contenter de ce qui la machine à mousse leur concède. C’était ainsi, dans la « version théâtre » créée en 2010 – autrement dit, dans la version initiale, dédiée au regard frontal depuis la salle. La nouvelle approche, plus plasticienne encore, pourrait révéler la véritable destinée de Soapéra.

    Mathilde Monnier et Daniel Figarella - Soapéra - Centre PompidouEn s’adressant à des visiteurs plutôt qu’à un public venu en spectateur, l’installation évoque les murs blancs et neutres d’un espace d’exposition qui seraient en train de fondre sous nos yeux, telles des montres de Dali. Les deux danseurs-performeurs, sont-ils alors les premiers visiteurs de cette exposition en train de se laver d’elle-même ?

    Sur scène, la contrainte spatiale était absente. Mais la danse devenait une glissade permanente, obligeant les interprètes à réinventer les équilibres et les appuis d’une danse à la recherche d’elle-même. Elle finissait par se reconstruire dans une sorte de paysage après la bataille.

    On peut s’attendre à ce que la danse se trouve, dans la version installation, à égalité avec l’œuvre éphémère de Figarella. Celle-ci ne vient plus pour perturber, mais pour un dialogue. Plus besoin de construire une histoire. La mousse et les corps ne seront plus les vecteurs de l’œuvre, ils seront l’œuvre.

    Thomas Hahn 

    Vidéo de la « version théâtre » :  

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=-vlRqjPOnx4[/embedyt]

    [Visuels : Soapera installation, Marc Coudrais] 

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