Patricia Koseleff
Âgée de vingt ans, Patricia Koseleff travaillait comme programmateur et gagnait bien sa vie. Mais elle n’était pas vraiment heureuse de cette situation et s’ennuyait. Alors qu’elle assistait à une représentation, le théâtre produit un véritable choc dans sa vie. Elle décide alors d’arrêter sa carrière et de se lancer dans le monde instable et difficile des saltimbanques, sans jamais regretter un instant le choix qu’elle a fait.
Un théâtre du corps
Elle suit d’abord l’enseignement de Jacques Lecoq, fondé sur le développement du corps et sur un long échauffement physique. Elle s’intéresse assez vite plus particulièrement au travail du masque, du mime, de la commedia dell’arte et de la tragédie masquée : « Le jeu à partir du masque neutre permet de développer la palette corporelle, explique-t-elle. Le masque protège, permet en même temps d’être beaucoup plus agile et d’aborder le jeu psychologique de manière beaucoup plus fine ».
Le Teatro Pazzo
Pour transmettre cette approche du théâtre et prolonger ses recherches sur le corps et le texte, Patricia Koseleff crée en 1997 sa propre compagnie, le Teatro Pazzo, située à Ménilmontant et guidée entre autres par les pensées de ses deux maîtres Jacques Lecop et Tadeusz Kantor. La compagnie cherche à diffuser un théâtre novateur et exigeant, au service des textes classiques et contemporains et à la lumière des mouvements et de la musicalité qu’ils induisent. Mais le Teatro Pazzo est également un organisme de formation agréé qui enseigne le théâtre masqué (Clown, tragédie grecque, masque neutre…) et qui s’adresse à tous les âges. « Avec les enfants par exemple, nous fabriquons les masques. Cela leur permet de révéler certaines choses”, explique-t-elle.
Ce juillet 2009, Patricia Koseleff présente une co-production des Contes de la Petite fille moche ainsi que Genesis (Compagnie de La Traverscène, Théâtre du Tremplin) durant le Festival d’Avignon.
Quelles sont vos racines réelles ou imaginaires ?
L’errance, la tragédie grecque, l’identité familiale.
Quel est le premier évènement artistiquement marquant de votre vie ?
Les spectacles du polonais Tadeusz Kantor, complètement délirants, surréalistes. C’est comme un maître spirituel.
En quoi aimeriez-vous vous réincarner ?
En une plante verte, pour arrêter de penser.
Existe-t-il un espace qui vous inspire ?
Un désert, une page blanche qui apaisent et autorisent l’invention.
Quelle place tient la fuite du temps dans votre vie ?
Elle tient une place colossale.
Chloé Goudenhooft
Teatro Pazzo
15, rue Henri Chevreau
75020 Paris
[Visuel : Patricia en train de faire répéter Julien Daillère dans La petite fille moche. © Aurélie Champ]
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