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    “Arsène Lupin” fait sa comédie policière

    7 mars 2015
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    arsene_lupin_auto

    Arsène Lupin

    D’après l’œuvre de Maurice Leblanc

    Adaptation et mise en scène de Delphine Piard

    Avec Grégoire Baujat, Augustin De Monts, Aurélien Rondeau, Sophie Staub et Constance Carrelet en alternance avec Valentine Revel

    Jusqu’au 3 mai 2016

    Du mercredi au samedi à 19h00
    Le dimanche à 18h30 

    Certains mardis à 21h00 :
    16 février, 23 février, 1er mars, 5 avril, 19 avril, 26 avril, 3 mai

    Relâches : 21 février, 3 mars, 18 mars, 27 mars , 13, 14 et 15 avril

    Tarifs : 20 € et 26 €

    Réservation au
    01 42 65 35 02

    Théâtre Michel
    38, rue des Mathurins
    75008 Paris
    M° Saint-Augustin
    (ligne 9)

    www.theatre-michel.fr

    Jusqu’au 3 mai 2016

    La lecture comme le cinéma ont permis à des générations de “rencontrer” Arsène Lupin. Ce spectacle y contribue, notamment auprès des jeunes.

    Maurice Leblanc, le “papa” de ce célèbre “gentleman cambrioleur”, est né il y a 150 ans, le 11 décembre. Le Théâtre Michel a eu la bonne idée de lui rendre hommage en proposant cette pièce de Delphine Piard qui a picoré ici et là dans les écrits “lupinesques” de Leblanc (une soixantaine de pièces et nouvelles) pour nous concocter une énième aventure du “plus grand des voleurs” aux 1000 visages.

    arsene_lupin_doigt_devantCette fois, le bel Arsène en a après le diadème de la Duchesse de Lamballe détenu par la famille Gournay-Martin en son château… où arrive un courrier signé Arsène Lupin annonçant son intention de s’approprier ce joyau. Que faire ? Où aller ? Le château est alors doublement en ébullition car on y est en pleine préparation du mariage de Germaine Gournay-Martin avec un certain Duc de Charmerace, longtemps disparu puis subitement réapparu. Bien sûr, le spectateur saura vite que Charmerace et Lupin ne font qu’un et suivra ensuite pas à pas cette rocambolesque aventure jusqu’à son dénouement…

    arsene_lupin_ombresDelphine Piard n’a pas seulement pioché dans l’œuvre de Maurice Leblanc, elle a aussi su conserver toute la malice du personnage, sa personnalité attachante et fantasque dans une mise en scène rigolote qui emprunte souvent au vaudeville et à ses travers – notamment le surjeu –, astucieux dispositifs visant à donner un esprit “polar” en prime. L’esprit général, très cartoonesque, décors en carton-pâte et trompe-l’œil, théâtre d’ombres, pantomime, magie, chorégraphies et clins d’œil à la chanson de Dutronc à l’appui, contribue à rendre l’ensemble frais et pétillant.

    J’en suis sûre, tout le monde succombera à une course poursuite aussi mémorable qu’hilarante mais, dans l’ensemble, pour ne pas trouver ce spectacle seulement “gentillet”, mieux vaut avoir gardé son âme d’enfant. Mieux encore, y venir avec ses jeunes ados, l’horaire, 19h, s’y prêtant parfaitement. Alors, la magie opérera totalement.

    Caroline Fabre

    [embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=dFRHcYG0GY4[/embedyt]

    [Photos © Franck Harscouet]

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