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    Un Songe signé Christian Lacroix à l’Opéra Bastille

    14 mars 2017
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    Le-Songe-d-une-nuit-d-ete---Alice-Renavand---Hippolyte--Agathe-Poupeney---OnP--4-.jpg-800

    Le Songe d’une nuit d’été

    De Félix Mendelssohn

    Chorégraphie de George Balanchine

    Avec les Etoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet

    Jusqu’au 29 mars 2017

    Tarifs : de 5 à 140 euros

    Réservation en ligne ou par tél. au 08 92 89 90 90

    Durée : 2h05 avec 1 entracte

    Opéra Bastille
    Place de la Bastille
    75012 Paris
    M° Bastille

    www.operadeparis.fr

    Le-Songe-d-une-nuit-d-ete---Alice-Renavand---Hippolyte--Agathe-Poupeney---OnP--4-.jpg-800 copieJusqu’au 29 mars 2017

    Comme un livre d’images, ce ballet composé par Mendelssohn et chorégraphié par Balanchine déploie ses splendeurs dans des décors et des costumes signés aujourd’hui par Christian Lacroix. Les danseurs de l’Opéra de Paris sont à l’unisson de cette féérie fantastique imaginée par Shakespeare où un lutin facétieux sème la zizanie dans les couples d’amoureux. Figures aériennes, bestiaire mythologique, costumes incrustés de pierreries, c’est un régal !

    Agathe Poupeney   Opera national de Paris-Le-Songe-d-une-nuit-d-ete---Paul-Marque--Agathe-Poupeney---OnP--3--800Du théâtre et des merveilles

    Le « Songe d’une nuit d’été » est l’une des comédies de Shakespeare les plus jouées et les plus adaptées, que ce soit au théâtre, au cinéma ou dans le monde de la danse. C’est que l’oeuvre est multiforme, invitant naturel et surnaturel dans un palais athénien et une forêt magique où interviennent les hommes et les Dieux. Nous sommes en plein mois de Juin, les coeurs des jeunes gens sont débridés mais les Dieux, jaloux de cette effervescence juvénile, s’invitent aussi à la fête. Le dramaturge anglais s’en donne à coeur joie en faisant exploser son art de la transformation théâtrale et de la magie.

    Agathe Poupeney   Opera national de Paris-Le-Songe-d-une-nuit-d-ete--Agathe-Poupeney---OnP-254-800Splendeur de la scénographie

    Dans une forêt aux camaïeux de bleus, aux arbres en fleurs mauves et roses, qui dessinent des courbes et des rotondes baroques et précieuses, des enfants papillons aux ailes scintillantes volètent, sautillent, virevoltent comme pour faire circuler le désir folâtre. C’est qu’Obéron, Roi des fées, et la reine Titania se sont disputés au sujet d’un enfant. Le Roi charge donc Puck de mystifier son épouse en l’endormant grâce au pouvoir magique d’une fleur percée par la flèche de Cupidon. Le charme de cette fleur opère comme un désir amoureux, qui va ensorceler Titania, ainsi que deux jeunes garçons trop libres que le Roi Obéron souhaite remettre gentiment à leur place. Solaire en costume de lamé or dans le rôle d’Obéron, le jeune danseur Paul Marque révèle un éblouissant charisme et une puissance athlétique idéale pour le personnage.

    Agathe Poupeney   Opera national de Paris-Le-Songe-d-une-nuit-d-ete---E.Abbagnato---F.-Vantaggio--Agathe-Poupeney---OnP--3--800Enchantement de la danse

    Le néo-classique de Balanchine conjugue avec une infinie élégance la rigueur des figures attendues et la liberté poétique d’un chorégraphe qui fait danser chaque note de musique. Et qu’elle est inspirée, cette oeuvre de Mendelsson, dans sa fantaisie mozartienne, dans sa virtuosité aérienne ! C’est une fête, du prélude au duo final. Le chorégraphe colle à la musique, et fait des danseurs, enfants ou adultes, des interprètes ailés, virtuoses et vivaces qui ont l’âge de leurs personnages. Lors de la première représentation, Eleonora Abbagnato, Etoile et également directrice du Ballet de l’Opéra de Rome, incarne une Titania gracile au corps affuté d’adolescente préraphaélite; le Puck d’Hugo Vigliotti fait sensation, rapide comme un éclair juvénile : couples désunis par la farce, Laetitia Pujol (Hermia) et Alessio Carbone (Lysandre), ainsi que Fanny Gorse (Héléna) et Audric Bézard (Démétrius) rivalisent de talent et d’engagement scénique malgré leurs différences d’âge et de promotion. Les Etoiles Stéphane Bullion (cavalier) et Alice Renavand (Hyppolite) rayonnent de splendeur et de magnificence dans leur parfaite exécution. Le corps de ballet dans les ensembles ne dépareille pas et contribue à cet enchantement que l’on peut découvrir à tous âges.

    Hélène Kuttner

    [Crédits Photos : © Agathe Poupeney – Opera National de Paris]

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