Exposition « Out of his cage » – Youssef Boubekeur – Galerie Art &Craft
« A l’extérieur de sa cage »
« L’homme est un animal enfermé à l’extérieur de sa cage ». La citation de Paul Valéry interpelle. Dérange. Elle interroge profondément la condiEon humaine et sa part animale ; ce que peut avoir de pesant et d’aliénant l’infinie liberté à laquelle nous aspirons pourtant.
Youssef Boubekeur se joue de ces questionnements à travers son « bestiaire » : une galerie de portraits animaux transfigurés, saisis soudain dans leur humanité. A travers un regard, une expression, Youssef Boubekeur cherche à faire apparaître les troublants points de contact entre l’homme et l’animal. Le travail sur le regard est essentiel, presque obsessionnel. L’animal exprime-t-il la tendresse, le doute, l’envie ? L’amour ? Ou est-ce l’homme qui parfois exprime la plus parfaite sauvagerie ?
L’homme qui danse est-il l’expression d’une sophistication avancée et civilisée, ou au contraire celle d’une pulsion instinctive, physique et bestiale ? A travers l’exercice bourgeois du portrait, dont le genre éminemment classique se voit détourné, Youssef Boubekeur offre à ses personnages un visage unique, une sauvagerie aristocrate, explorant les rapports paradoxaux que la civilisation – voire le dandysme – entretient avec l’animalité et la violence. Instaurant un curieux face à face, Youssef Boubekeur semble tendre à celui qui contemple ses œuvres un étrange miroir. Une rencontre – un regard croisé – qui vient interroger le sentiment d’altérité et les frontières de l’humanité.
Youssef Boubekeur, l’artiste au stylo-bille bleu
Le stylo Bic est devenu un instrument de prédilection pour Youssef Boubekeur qui l’utilise de manière quasi-exclusive. Le trait du stylo bille est à la fois précis… et indélébile. Il oblige l’artiste à construire avec et sur ses erreurs qu’il intègre ainsi pleinement son processus de création. Son art est un art de la précision, mais pas un art du regret. Le stylo bille le contraint toujours à aller de l’avant, travaillant ses dessins comme on sculpterait de la matière.
[ Source : communiqué de presse ]
Retrouvez ici notre dossier sur tous les vernissages du mois de Mars
Articles liés

Aurélie Van Den Daele met en scène “La Cerisaie” de Tchekhov à La Tempête
Le rêve de jouer “La Cerisaie” au printemps et de s’inscrire dans le paysage, c’est le défi qu’Aurélie Van Den Daele, fidèle de la Cartoucherie, a décidé de relever en plongeant dans la dernière pièce de Tchekhov publiée en...

Retrouvez l’édition 2026 du festival Le Court en dit long de retour au CWB du 1er au 5 juin
Pour sa 34e édition, le festival Le Court en dit long propose une sélection de 41 courts métrages belges francophones récents et inédits, répartis en sept programmes thématiques : La vie d’artiste – Et l’amour dans tout ça ?...

“Lorenzaccio” : une ode flamboyante à la vigilance, signée Sand et Musset
Au Théâtre du Nord, le directeur David Bobée adapte et met en scène de manière magistrale la pièce monstre qu’Alfred de Musset avait composée, à partir du récit historique de George Sand, sur les conspirations des Médicis à Florence...






