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    Du street art brésilien à Évry avec Cranio

    16 avril 2015
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    cranio

    Du street art brésilien à Évry avec Cranio

    Cranio_evry_franceDans le cadre du Festival Street Art d’Évry Centre Essonne, l’artiste brésilien Cranio honore le territoire de sa première visite en France. Il réalise en ce moment même une fresque sur la façade du gymnase des Loges à Évry. Une fresque qui symbolise les fondamentaux de l’artiste : opposer le monde traditionnel d’Amérique latine à celui de notre société urbaine de consommation. 

    Cranio, un artiste autodidacte…

    “J’ai commencé à dessiner dès l’âge de 2 ans. Mon côté un peu cérébral m’a valu ce surnom Cranio – crâne en Français. Passionné par les bandes dessinées et la représentation du quotidien, j’ai appris à dessiner dans la rue. Dès 14 ans, en 1998, je réalisais des fresques dans les rues de Sao Paulo.” Cranio commence d’abord par le graff puis réalise des fresques de plus en plus grandes inspirées des cultures tribales amazoniennes.

     

    Cranio_evry_poisson_frog… de renommée internationale…

    De Los Angeles à Barcelone en passant par Brick Lane à Londres, Cranio laisse désormais son empreinte dans les quartiers les plus connus de la scène street art. Il a participé à l’exposition “Lost in London” en 2012. L’année suivante, c’est dans sa ville natale, à Sao Paulo, qu’il intervient à la biennale de street art. En mars 2014, il exposait dans le cadre du Off du Festival Street Art de Miami (Wynwood). Après son passage à Évry, il rejoindra Amsterdam puis Londres pour travailler sur de nouveaux projets.

    CAECE_7Festival_street_art_Cranio_Evry_Gymnase_des_Loges_ANL_7109… qui interroge le quotidien

    Le style si particulier de Cranio se caractérise par la présence de personnages bleus (des indiens). Dans ses fresques, le monde traditionnel d’Amérique latine s’oppose à celui de notre société urbaine de consommation.
    Sous les bombes aérosols, ces indiens prennent vie de manière humoristique et un peu cynique. Ils incitent les passants à réfléchir sur le quotidien. “Nous sommes tous des indiens dans une grande forêt, chassant ce dont nous avons besoin pour vivre au quotidien. Mais la couleur bleue de mes personnages permet une distanciation. Cela leur donne un air onirique, comme s’ils venaient d’un monde parallèle. Leur physionomie est assez proche des figures de l’artiste portugais Os Gemeos qui m’a beaucoup influencé.”

     

     

    [Visuel © Lionel Antoni-CAECE]

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