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Allez-y de notre part : Buena Vista Social Club – Adios

16 juillet 2017
29 Vues
Club

Buena Vista Social Club – Adios

De Lucy Walker

Avec Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo, Manuel Mirabal

Durée : 1h50

Sortie le 26 juillet 2017

ClubSortie le 26 juillet 2017

Comme chaque semaine, la rédaction d’Artistik Rezo sélectionne pour vous LE film à ne pas rater. Cette semaine : Buena Vista Social Club – Adios, de Lucy Walker.

Le pitch. Le parcours du groupe dans la captivante histoire musicale de Cuba, tandis que ses membres reviennent sur leur remarquable carrière et les extraordinaires circonstances qui les ont réunis.

Allez-y de notre part. Il y a 18 ans sortait Buena Vista Social Club, documentaire réalisé par Wim Wenders. Le prolixe réalisateur allemand y suivait une bande de musiciens cubains ayant enregistré l’album Buena Vista Social Club, succès planétaire, et reprenant le chemin des studios d’enregistrement tous ensemble sans doute pour la dernière fois. Depuis, certains sont morts (Compay Segundo est décédé en 2003, Ibrahim Ferrer en 2005), mais d’autres continuent à chanter, de studios en salles de concert, de places publiques en festivals. L’horloge tourne et ces messieurs ne sont plus aussi fringants qu’il y a quelques décennies, mais l’amour de la musique et le plaisir de la transmission sont toujours présents.

 

Fidel Castro décédé lui aussi, Lucy Walker a souhaité revenir à La Havane pour rencontrer ceux qui sont toujours là. Un “Que sont-ils devenus ?” émouvant, qui lui permet de poser des questions intimes et personelles mais aussi de dresser un état des lieux de la situation politique cubaine, l’âge des protagonistes permettant d’effectuer une comparaison aisée avec le Cuba des années 70 ou 80. C’est de nouveau un film plein de musique, mais aussi de rires et de larmes que ce Buena Vista Social Club – Adios, qui ressemble à l’ultime visite que l’on peut rendre à une personne âgée que l’on sait mal en point. Les lieux devraient perdurer, les disques resteront : alors tant pis si les hommes disparaissent. Beau message sur l’universalité et l’intemporalité de la musique, par la réalisatrice du très fort Waste land, sorti en 2011, sur un artiste contemporain brésilien qui puisait son inspiration et ses matériaux au cœur même des plus vastes déchetteries du Brésil.

 

Lucile Bellan

[Image 2017 © Metropolitan FilmExport]

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