“Qui a peur ?” : une comédie cruelle et drôle, à découvrir dès le 7 mai au Théâtre 14
Claire et Koen, comédiens vétérans, condamnés à jouer depuis des années “Qui a peur ?” de Virginia Woolf. Mais c’est alors que leur carrière déclinante prend un tournant lorsque deux jeunes acteurs entrent en scène. Sous la direction d’Aurore Fattier, cette comédie explore les conflits générationnels et les questions contemporaines telles que la post-colonisation et le #metoo dans le monde artistique.
Claire et Koen, couple de comédiens old school (l’une est wallonne et l’autre est flamand) sont condamnés à jouer la même pièce depuis des années : Qui a peur de Virginia Woolf, standard du répertoire populaire mettant en scène un couple d’intellectuels alcooliques et obscènes.
Autrefois “dans le game”, ils sont aujourd’hui au plus bas, et leur amour semble être en fuite. Ce soir, ils reçoivent la visite de deux jeunes acteurs qui, sans le savoir, vont peut-être les sauver de la noyade : ces deux-là sont “d’origine étrangère”, et s’ils les engagent, ils vont pouvoir bénéficier d’une subvention de l’État. Leïla et Khadim, dans la puissance de leur jeunesse et de leur histoire respective, entrent dans l’arène ; l’audition démarre.
Le jeu de massacre entre les deux “monstres sacré·e·s” et les deux débutant·e·s ne fait que commencer.
Comédie cruelle et drôle, Qui a peur est un précipité de réalité documentaire, un état des lieux des conflits politiques et intimes qui animent les artistes de théâtre aujourd’hui, écrit sur mesure par Tom Lanoye, pour les acteurs qui l’interprètent. C’est aussi une déclaration d’amour à ceux qui inscrivent leur vie dans cet art.
Le théâtre à l’ère de la post-colonisation, les conflits de génération, le #metoo dans le monde de l’art, le politiquement correct, les relations de pouvoir sur les plateaux : dans ces coulisses, tout se dit frontalement, tout se joue et se re-joue, pour pouvoir mieux s’en libérer, comme un exorcisme.
Dans la mise en scène d’Aurore Fattier qui démultiplie les jeux de miroir, le théâtre devient la scène métaphorique des dérives de notre société contemporaine et le lieu de tous les règlements de compte.
[Source : communiqué de presse]
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