0 Shares 1423 Views

Exposition : L’Ecole de la liberté, être artiste à Paris 1648 – 1817

2 décembre 2009
1423 Vues
9782840563150FS

 

Scandales en tout genre
Rien de plus français et parisien que de violer toutes les consignes officielles, au nom du talent. Contre ses règlements, l’Académie accueille des protestants, des femmes, généralement scandaleuses : Marianne Collot, bru, maîtresse et portraitiste du sculpteur Falconet, reçoit même une consécration internationale. Contre leur propre doctrine qui impose la représentation du seul corps masculin nu, les artistes dessinent, sculptent ou peignent, outre des femmes, des natures mortes, des paysages, des fantaisies même, comme les fausses ruines de Hubert Robert ou les fêtes de Watteau…. S’il faut peindre le roi, on le ridiculise en l’assimilant à Hercule, le balourd de l’antiquité ; et on aborde les thèmes politiquement incorrects, déjà républicains, bien avant la chute de la royauté. Les oeuvres libertines, présentées dans les Salons, ont l’honneur d’être condamnées par l’archevêché, défendues ou éreintées par Diderot et finalement répandues par la gravure.

 

Être artiste et libre
À travers le portrait et l’autoportrait, l’artiste joue la provocation, se montre en débraillé, comme Hubert Robert. Rigaud est capable de dénoncer la morgue des grands ou d’évoquer le souvenir de sa mère morte.
Les professeurs accordent sans préjugés leur prix (le fameux prix de Rome) à des élèves de toute origine, y compris à un fils de concierge, comme Houdon, ou à des fils d’esclaves. La Révolution, qui donna le Prix de Rome au jeune Ingres, apportait à ces jeunes idéalistes une autorité nouvelle, que Louis David incarna dans les arts.

David, produit typique de l’Académie dite royale, vote la mort du roi et soutient la suppression de l’Académie. Ici commence le paradoxe : sitôt que l’artiste-citoyen fut reconnu par la Nation, il fut pris par le goût du pouvoir. Il n’est pas simple de rester à sa place dansl’École de la liberté.

 

Les Beaux-arts de Paris présentent du 24 octobre 2009 au 10 janvier 2010 dans les galeries d’exposition du quai Malaquais plus de deux cents oeuvres issues de leurs collections traitant de ce thème universel qu’est la liberté de l’artiste.

 

 

L’Ecole de la liberté, être artiste à Paris 1648 – 1817

Exposition du samedi 24 octobre 2009 au dimanche 10 janvier 2010

Mardi/dimanche – 13h/19h

tarif d’entrée 6 €, tarif réduit 4 €

www.beauxartsparis.fr

 

Beaux-arts de Paris, l’école nationale supérieure

Galeries d’exposition

13 quai Malaquais – 75006 Paris

Métro : Saint-Germain-des-Prés

 

 

 

 

En ce moment

Articles liés

“Carnets du Sous-sol” : L’adaptation captivante de l’œuvre de Dostoïevski à la Comédie Saint-Michel
Agenda
181 vues

“Carnets du Sous-sol” : L’adaptation captivante de l’œuvre de Dostoïevski à la Comédie Saint-Michel

Une adaptation des Carnets du Sous-sol, un seul-en-scène sans filtre, du pur Dostoïevski, démesuré et jouissif. C’est un homme d’une quarantaine d’années, pétri d’amour-propre et de ressentiment, vivant depuis trop longtemps seul dans son “sous-sol, qui sort exceptionnellement de...

Alix Logiaco vous fait découvrir son dernier album au Studio de l’Ermitage le 18 février !
Agenda
154 vues

Alix Logiaco vous fait découvrir son dernier album au Studio de l’Ermitage le 18 février !

Le Studio de l’Ermitage accueille Alix Logiaco, son trio et ses invités à l’occasion de la sortie de son dernier album “From Sand To Land”  À propos de l’album From Sand To Land Alix Logiaco Trio a sorti, le...

“Le Bal des voleurs”, une comédie familiale à ne pas manquer au Funambule
Agenda
841 vues

“Le Bal des voleurs”, une comédie familiale à ne pas manquer au Funambule

Trois voleurs maladroits se déguisent pour piéger une riche lady… Mais le destin va en décider autrement. Une comédie familiale et déjantée pleine de péripéties rocambolesques, de danses effrénées et de transformations de personnages ! Trois voleurs peu dégourdis,...