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    L’Ange du bizarre. Le Romantisme noir de Goya à Max Ernst – musée d’Orsay

    12 mars 2013
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    musée d’Orsay

    Cet univers se construit à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre dans les romans gothiques, littérature qui séduit le public par son goût du mystère et du macabre. Les arts plastiques emboîtent rapidement le pas : les univers terribles ou grotesques de nombreux peintres, graveurs et sculpteurs de toute l’Europe rivalisent avec ceux des écrivains : Goya et Géricault nous confrontent aux atrocités absurdes des guerres et naufrages de leur temps, Füssli et Delacroix donnent corps aux spectres, sorcières et démons de Milton, Shakespeare et Goethe, tandis que C.D. Friedrich et Carl Blechen projettent le public dans des paysages énigmatiques et funèbres, à l’image de sa destinée.

    A partir des années 1880, constatant la vanité et l’ambiguïté de la notion de progrès, maints artistes reprennent l’héritage du romantisme noir en se tournant vers l’occulte, en ranimant les mythes et en exploitant les découvertes sur le rêve, pour confronter l’homme à ses terreurs et à ses contradictions : la sauvagerie et la perversité cachée en tout être humain, le risque de dégénérescence collective, l’étrangeté angoissante du quotidien révélée par les contes fantastiques de Poe ou de Barbey d’Aurévilly. En pleine seconde révolution industrielle ressurgissent ainsi les hordes de sorcières, squelettes ricanants, démons informes, Satans lubriques, magiciennes fatales… qui traduisent un désenchantement provocant et festif envers le présent.

    Lorsqu’au lendemain de la Première guerre mondiale, les surréalistes font de l’inconscient, du rêve et de l’ivresse les fondements de la création artistique, ils parachèvent le triomphe de l’imaginaire sur le principe de réalité, et ainsi, l’esprit même du romantisme noir. Au même moment, le cinéma s’empare deFrankenstein, de Faust et des autres chefs-d’oeuvre du romantisme noir qui s’installe définitivement dans l’imaginaire collectif. 

    Prenant la suite d’une première étape de l’exposition au Städel Museum de Francfort, le musée d’Orsay propose de découvrir les multiples déclinaisons du romantisme noir, de Goya et Füssli jusqu’à Max Ernst et aux films expressionnistes des années 1920, à travers une sélection de 200 oeuvres comprenant peinture, arts graphiques, sculpture et oeuvres cinématographiques.

    L’Ange du bizarre. Le Romantisme noir de Goya à Max Ernst 

    Commissaires :
    – Dr Felix Krämer, conservateur du département d’art du XIXe et XXe siècle au Städel Museum de Francfort-sur-le-Main
    – Côme Fabre, conservateur peinture au musée d’Orsay

    Du 5 mars au 9 juin 2013
    De 9h30 à 18h les mardis, mercredis, vendredis, samedis et le dimanches
    Le jeudi, de 9h30 à 21h45

    Le billet d’entrée donne accès aux collections permanentes et aux autres expositions.

    Plein tarif : 12 € // Tarif réduit : 9,50 € (18-25 ans non ressortissants et non résidents de longue durée d’un pays de l’Union européenne, pour tous à partir de 16h30 sauf le jeudi et le samedi, pour tous, le jeudi en nocturne, à partir de 18h)
    Gratuit : pour tous le premier dimanche de chaque mois, les moins de 18 ans, les 18-25 ans ressortissants ou résidents de longue durée d’un pays de l’Union européenne, les enseignants des établissements français du primaire au secondaire munis d’un Pass éducation en cour de validité, les visiteurs handicapés avec un accompagnateur, les demandeurs d’emploi, les détenteurs du Paris Museum pass, les adhérents Carte blanche, les membres de la Société des Amis du Musée d’Orsay ou American Friends of the Musée d’Orsay

    Musée d’Orsay
    1, rue de la Légion-d’Honneur
    75007 Paris
    M° Assemblée Nationale ou Solférino

    http://www.musee-orsay.fr

    L’exposition sera également présentée au Städel Museum de Francfort-sur-le-Main, du 26 septembre 2012 au 20 janvier 2013.

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