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    Georges-Pascal Ricordeau – Bibliothèque historique de la Ville de Paris

    4 octobre 2013
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    L’artiste Georges-Pascal Ricordeau sculpte des formes à partir de sacs plastiques, glanés au gré de ses déplacements, qu’il tresse jusqu’à en faire disparaître le support. Dans le cadre de Nuit Blanche 2013, l’artiste présente deux formes qui lui sont chères, le drapeau et la vanité. Après avoir fait voyager son Drapeau Blanc dans le monde entier1, tel une flamme de la paix, un espoir nomade, l’artiste en propose une version monumentale hissée dans la cour de l’Hôtel Lamoignon, à laquelle fait écho une vanité de grande dimension. 

    Signe de ralliement, tel un if, une question ouverte, un « si c’était autrement… », le drapeau blanc, ancien emblème de la France, évoque à la fois le désir de cesser le feu des images, des violences, des conflits et le souhait d’une humanité plus encline aux liens et aux partages. Ce pavillon blanc avec son crâne comme une ombre portée symbolique devient, le temps d’une nuit, la bannière des utopistes rêvant d’un monde plus libre, d’un humanisme retrouvé. 

    Ce drapeau n’a rien de naïf et ne verse pas dans l’angélisme. Il souhaite juste réunir, relier, faire vibrer le désir d’une humanité moins habitée par la haine et la destruction. C’est un rectangle blanc sur fond noir. 

    Le Drapeau Blanc de Ricordeau agit donc comme un miroir des espoirs du monde fait de ces sacs plastiques tressés issus de toutes les cultures qu’il a rencontrées à travers ses nombreux voyages. 

    Si « le blanc agit sur notre âme comme un silence », comme le souligne Vassily Kandinsky, le drapeau blanc peut en effet signifier un silence visuel positif, tel un phare futur, lumineux dans la nuit, qui permettrait d’éviter les dérives négatives des hommes, et les dangers de la guerre, des violences permanentes, des désastres écologiques. 

    Georges-Pascal Ricordeau – Le Drapeau blanc

    Direction artistique et suivi de production : Bruno Blosse et Bruno Moretti
    Le 5 septembre 2013, de 19h à 4h du matin

    Musique originale de Carol Robinson et de Steve Shehan 

    Entrée libre

    Bibliothèque historique de la ville de Paris 
    24, rue Pavée 
    75004 Paris 
    M° Saint-Paul ou Chemin Vert 

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