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    Le Petit Faust – Théâtre Déjazet

    21 janvier 2014
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    Le Petit Faust - Théâtre Déjazet

    Le Petit Faust

    Opéra-bouffe de Hervé

    Livret de H. Crémieux et A.Jaime Fils
    Direction Musicale : Julien Leroy
    Mise en Scène de  Rémi Préchac

    Avec La Compagnie Les Frivolités Parisiennes

    Avec :
    Arnaud Marzorati : Valentin
    Sandrine Buendia : Méphisto
    Céline Laly : Marguerite
    Safir Behloul : Faust
    Joano Malewski, Clémentine Découture, Clémentine Bourguoin, Dorothée Thivet, Emilien Marion et  Alejendro Gabor

    Les 17, 18, 24 et 25 janvier 2014 à 20h30
    Les 19 et 26 janvier 2014 à 15h

    Durée : 1h40 sans entracte

    Théâtre Déjazet
    41, boulevard du Temple 
    75003 Paris 
    M° République 

    www.dejazet.com

    Du 17 au 26 janvier 2014

    Les Frivolités Parisiennes remettent au goût du jour Le Petit Faust, un opéra-bouffe en trois actes de Hervé sur un livret de H. Crémieux et A.Jaime Fils.

    « Faust est un vieux maître d’école qui tient une classe de garçons et de filles. Marguerite lui est amenée par son frère Valentin, qui part pour la guerre ; elle met l’école sans dessus dessous, et se sauve. Faust, rajeuni par Méphisto, court après sa belle, la trouve dans un bal public, l’enlève dans un fiacre après avoir tué son frère.

    Le spectre de Valentin apparaît aux coupables et les entraîne aux enfers.

    Nous retrouvons les quatre personnages principaux du Faust de Gounod… parodiés avec un humour décapant !

    Alors que le Méphistophélès de Barbier et Carré provoque des visions, brise le fer, fait couler du vin et le change en feu, celui de Jaime et Crémieux (travesti !) est confiant dans la propension des choses à tourner mal d’elles-mêmes et ne se livre pas à la moindre sorcellerie au cours de la pièce : « Je laisse à Satan, pour prouver sa haine, / Le fer, le poison, la guerre et le sang. / Je garde pour moi la sottise humaine, / Convaincu qu’un sot vaut bien un méchant. »

    Au premier degré, la Marguerite d’Hervé semble exprimer une naïveté simple suggérée par les premiers mots : « Fleur de candeur, je suis la petite Marguerite. » Après un temps d’acclimatation durant lequel l’auditeur croit à une exagération outrancière de ce caractère, il devient clair que cette innocence feinte cache un libertinage scandaleux : « Il faut me voir, quand la moisson commence, / Avec Siebel, me rouler dans le foin : / Ma vertu va jusqu’à l’inconséquence, / Peut-être, un jour, ira-telle plus loin. »

    Faust offre naturellement le cas le plus abouti. Le début de l’opéra livre un personnage en proie au tourment, tandis que celui de l’opéra-bouffe le montre parfaitement campé sur ses positions : au lieu de réfléchir sur le bien, le mal, Dieu et la vie dans son cabinet, Faust fait l’apologie de l’anatomie devant une classe de bambins dissipés.

    Achevons notre revue des personnages principaux sur Valentin mourant avec bonhommie et le chœur félicitant l’assassin : « C’est un beau coup d’épée / Et donné galamment ; / La lame est bien trempée, / Recevez mon compliment. ». On confine à l’absurde avec la dernière déclaration du trépassé : « Ainsi que tout commence, il faut que tout finisse… / Je m’en vais retrouver monsieur de la Palisse. »

    A écouter de toute urgence : le trio du Vaterland (avec tyrolienne), les couplets de Valentin (parodie de chœur militaire), ceux de Faust, son duo très osé avec Marguerite, le rondo de Méphisto. » 

    Pierre Girod 

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