Le Malade imaginaire – Théâtre Michel
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Le Malade imaginaire De Molière Mise en scène de Jean-Philippe Daguerre Avec Alexandre Beaulieu, Marguerite Dabrin, Marie-Laure Girard, Olivier Girard, Frédéric Habera, Didier Lafaye et Sophie Raynaud Tarifs : 1re cat. : 23 € Réservations en ligne ou par tél. 01 42 65 35 02 Durée : 1h25 Théâtre Michel |
Du 3 janvier au 11 mai 2014
C’est au cours d’une représentation du « Malade imaginaire » que Molière poussa le premier de ses derniers soupirs. Notre grand homme, déjà malade, écrivit la plus belle de ses farces pour régler ses comptes avec la médecine. Cette comédie est une véritable machine théâtrale qui, par ses enjeux et ses extraordinaires dialogues, tient le spectateur en haleine tout en le faisant rire comme une baleine. « Par la mort, nom de diable, je lui dirais [à ce Molière] crève, crève » – Argan Argan, veuf, remarié avec Béline qui n’attend que la mort de son mari pour pouvoir hériter, multiplie saignées, purges et autres ingestions de remèdes. Angélique, sa fille, veut épouser Cléante, au grand dam de son père qui préférerait la voir mariée à Thomas Diafoirus, un médecin… Une comédie macabre, où le rire et la fable tiennent à distance le réel. Dans cette comédie de haut vol qui fait la critique de la médecine, la mort rôde sans partage. Elle s’est glissée sous la peau de l’auteur et s’est logée dans ses poumons (Molière s’évanouit lors de la quatrième représentation, dès le rideau tombé, et ne se réveillera pas). Elle est, dans la bouche des jeunes amants, une menace de suicide (on veut mourir d’aimer). C’est alors que le carnaval entre en scène : la servante devient médecin ; le prétendant, professeur de musique ; le père, le mort ; la mère aimante, la marâtre… L’ordre des choses est renversé et l’espace d’un instant le théâtre sert de révélateur pour mettre au jour le véritable amour et la terrible réalité. Pour Jean Liermier, metteur en scène et directeur du Théâtre de Carouge : « Molière, malade pas du tout imaginaire, joue Argan, un homme qui a pour principale maladie de s’en remettre aux médecins, et qui dit de Molière “qu’il crève !” » Après Le Médecin malgré lui créé en 2007 au Théâtre des Amandiers avec Éric Elmosnino et L’École des femmes au Théâtre de Carouge il y a tout juste deux ans, Jean Liermier retrouve Molière et Gilles Privat. Un couple rêvé pour questionner la violence des rapports humains dans la légèreté. Un acteur unique pour entrer dans le vertige de ce rôle double testamentaire, hilarant et tragique à la fois. |
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