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    L’Art robotique à la Cité des sciences : quand les artistes donnent vie à la machine

    14 avril 2014
    1411 Vues

    Du 8 avril au 4 Janvier 2015

    Cité des Sciences et de l’Industrie

    Du mardi au samedi de 10h à 18h et le dimanche de 10h à 19h 

    Tarifs
    Plein tarif : 12 € 
    Tarif réduit* : 9 € 

    Le billet d’accès à l’exposition Art robotique permet d’accéder également aux autres expositions d’Explora (sauf Jeu Vidéo L’EXPO) et aux animations d’Explora. 

    Tarif réduit (sur présentation d’un justificatif) : moins de 25 ans, 60 ans et plus, étudiants et familles nombreuses, personnels de l’Education Nationale.

    Gratuit pour les moins de 6 ans.
    Gratuit pour les chômeurs et bénéficiaires du RSA.
    Gratuit pour les personnes handicapées et leur accompagnateur.

    www.cite-sciences.fr

    Jusqu’au 4 janvier 2015

    A la croisée entre art, science et technologie, l’exposition « L’art robotique » à la Cité des sciences et de l’industrie présente une vingtaine d’œuvres, jusqu’au 4 janvier. Pour point commun : l’utilisation des technologies robotiques ou automatisées. Parmi elles, quatre créations insufflent de la vie à la mécanique.

    « Art robotique » se veut un regard sur le principe de la transformation. En quoi ces machines robotiques sont-elles des œuvres d’art ? A travers leur esthétique, et la perception du visiteur de voir l’objet ou le monde autrement, appréhender le mouvement, éprouver la durée. De la forme jaillit l’émotion.

    Sous l’apparence initiale de la mythique Citroën DS, Totemobile de Chico MacMurtrie/ARW se métamorphose au bout de quelques minutes en une œuvre monumentale de 18 m de haut. La voiture donne alors l’impression d’exploser pour devenir un immense totem. Lorsqu’il atteint sa taille maximum, Totemobile laisse échapper un flot de lumière sous la forme de multiples sculptures gonflables d’inspiration organique. Installée dans le hall du musée, la lenteur du déploiement contribue à la sensation de mutation. Une mue troublante qui renvoie au développement de la chrysalide.

    « La frontière entre l’art et l’ingénierie n’existe que dans nos esprits », explique Theo Jansen, auteur de deux imposantes créatures de plage, appelées Animaris Adulari. Elles se déplacent tel un crabe sur le sable, avec agilité. Ces dôles d’organisme vivant artificiel sont nés d’un algorithme. Constitués de tubes en plastique, fils de nylon et rubans adhésifs, les insectes géants bougent sous l’effet du vent. Ils sont capables de plonger leur nez dans le sable quand le vent est trop fort pour s’arrimer et parvenir à rester debout. S’inspirant de la théorie de l’évolution génétique, l’ingénieur néerlandais travaille à la 7e génération de ses créatures étonnantes qui ont vu le jour dans les années 90. Inventeur ou sculpteur ? Theo Jansen est un artiste, digne héritier de l’art cinétique.

    Une machine à sculpter l’eau: c’est la Matrice liquide 3D du suédois Christian Partos et du japonais Shiro Takatani, l’un des fondateurs du collectif Dump Type. 900 électrovalves contrôlées chacune par ordinateur forment une grille de 30 filets d’eau destinées à recevoir des formes diverses. Une installation quasi hypnotique invitant à la méditation. L’humain est au centre des expériences scéniques, visuelles et sonores que Shiro Takatani. Mêlant recherche scientifique et progrès technologique, l’œuvre interroge avec conviction le sens et la fabrique de l’image.

    Falling Light TroikaLe visiteur s’immerge enfin dans Falling Light, du studio d’artistes anglais Troika. Une plongée dans un environnement de gouttes de lumière faites de lentilles optiques en cristal. Au plafond, les leviers mécaniques blancs s’élèvent et s’abaissent en rythme grâce à une came, approchant et ou éloignant la LED de la lentille, transformant ainsi la lumière blanche en une myriade multicolore. Non pas une œuvre interactive mais un dispositif immersif et visuel dans un jeu poétique sensible. Une joie pour les enfants qui chercheront à sauter d’une flaque d’eau virtuelle à une autre.

    « Art robotique » présente une dizaine d’œuvres autres dont les propos sont parfois systématiques ou trop démonstratifs. Il suffit d’une œuvre pour valoir le déplacement. Or, à la Villette, ce sont au moins quatre créations majeures à expérimenter… Le jeune public devrait aussi s’y retrouver avec des ateliers sur les traces des androïdes et guerriers modernes, de Star Wars à Terminator. Tous les mercredis et week-ends, trois animations pédagogiques invitent les enfants à s’interroger sur l’aspect sociologique et scientifique des robots.

    Alexia Guggémos

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