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    La Belle Vie premier long-métrage de Jean Denizot

    14 avril 2014
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    La Belle Vie 

    De Jean Denizot

    Avec Zacharie Chasseriaud, Solène Rigot,
    Nicolas Bouchaud, Jules Pelissier,
    Maya Sansa et Jean-Baptiste Ecoffey 

    Durée: 93 min

    Sortie le 9 avril 2014 

    affice_la_belle_vie_217_290Sortie le 9 avril 2014

    Librement inspiré de l’Affaire Fortin, ayant marqué l’opinion publique en 2009, La Belle Vie, est un voyage initiatique écrit et réalisé par Jean Denizot.

    Yves vit depuis dix ans dans la clandestinité avec ses deux fils, Sylvain et Pierre. Leur père les a enlevés à leur mère à la suite d’une décision de justice. Mais les enfants sont grands et aspirent désormais à une vie sédentaire. Caché avec son père sur une île de la Loire, Sylvain, le cadet, tombe amoureux de Gilda. Ce dernier découvre les prémices d’une nouvelle vie: la belle vie.

    Le fil conducteur du scénario n’est autre que le film A bout de course (1988) de Sydney Lumet. Ce dernier raconte la cavale d’un couple recherché par le FBI et de leur fils qui voudrait vivre sa vie. Jean Denizot a choisi un angle similaire pour son récit: le moment charnière où la fuite doit s’achever car les garçons sont déjà grands. La cavale des trois Fortin s’est terminée dans les Pyrénées, là où le père a été arrêté. Quant au film, il débute dans les Pyrénées pour arriver aux bords de Loire et ses îles sauvages. 

    La nature, principal décor du film, est un véritable personnage à part entière. Le film joue sans cesse avec les clins d’oeil au cinéma américain. “Je voulais filmer les paysages comme les Américains savent le faire“, explique Jean Denizot dans le dossier de presse. Les paysages de la Loire évoquent les belles rives du Mississipi de Mud (2012) de Jeff Nichols. “Si j’aime la sensualité de la campagne chez Renoir (dans “Le déjeuner sur l’herbe” ou “Boudu sauvé des eaux”), la notion de grands espaces est liée au cinéma américain, de Wlash à Malick. J’ai voulu faire des Pyrénées nos Montagnes Rocheuses, et de la Loire notre Mississippi.”, insiste le réalisateur. Les grands espaces rappellent La Balade Sauvage (1973) de Terrence Malick. Le cinéaste est passionné par ces films américains et rend ainsi un bel hommage à la fois au cinéma américain et aux cinéphiles.

    Le tour de force de Jean Denizot est d’avoir traité ce fait divers sous le prisme de la paternité. Le film soulève plusieurs questions à ce sujet: Que signifie être père? Qu’est prêt à faire un père pour garder ses enfants à ses côtés? Denizot évite l’écueil du pathos et livre un road movie français sensoriel, lyrique et nostalgique. 

    Lucile Walther

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