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    Le dessin érotique a son salon !

    16 avril 2014
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    leglise

    Le dessin érotique

    Du 5 au 20 avril 2014

    Tous les samedis et dimanches de 15h à 19h.
    Et sur rendez-vous en téléphonant au 06 65 06 88 87

    Entrée libre
    Interdit aux plus jeunes (- de 18 ans)

    Les Salaisons
    25, avenue du Président Wilson
    93230 Romainville
    M°Mairie des Lilas

    www.salaisons.org

    Du 5 au 20 avril 2014

    Ni porno ni trash, le salon du dessin érotique offre une lecture esthétique des parties intimes de notre corps avec beaucoup de sagesse. Cette 2e édition de « Salo », qui rassemble 34 artistes, aux Salaisons de Romainville (Seine-Saint-denis) remet au goût du jour un genre qui reste assez confidentiel.

    Est-ce que l’érotisme et le sexe dans l’art représentent encore un tabou aujourd’hui ? La question peut paraître dépassée et réglée vu le nombre d’artistes qui se sont attaqués au sujet, mais force est de constater que beaucoup s’imposent une autocensure relayée par les galeries et institutions qui feront rarement une exposition sur ce thème. D’où la place que peut prendre ce salon du dessin érotique. Baptisé « Salo », il faut y comprendre une double référence : à Pier Paolo Pasolini dans un premier temps et à son décadent Salo ou les 120 journées de Sodome, mais aussi à la traduction russe de « Salo », qui signifie  « le gras du cochon ».

    ayakodavidkawauchiEt comme le salon prend place dans une ancienne salaison, on sent bien le commissaire d’exposition Laurent Quénéhen quelque peu taquin ! Alors, quels sont les fantasmes des 34 artistes réunis ? Softs donc, ne franchissant pas la barrière de la pornographie. Ils sont retenus et tout en finesse à l’image des dessins de Cécilia Jauniau et de Julie Perrin, abstraits et suggestifs pour Julie Navarro, teintés d’humour pour Eric Pougeau, tendance bondage pour les grandes compositions de Frédéric Léglise, plus distancés et décoratifs pour Aurélie Dubois. On prend plaisir à se plonger dans l’univers nourri de déesses indiennes et à la frontière du kitsch de Nazanin Pouyandeh, dans les crânes/vanités d’Iris Levasseur composés de corps enchevêtrés ou dans l’Extase de Vénus d’Alberto Sorbelli, une série de dessins hypnotiques. Tamina Beausoleil a poussé l’exercice un peu plus loin, jouant d’une analogie d’un découpage des différentes parties du corps féminin avec celles du cochon, avec une connotation sexuelle bien sûr…
    Montre-moi ce sexe que je voudrais voir !

    Stéphanie Pioda

    [Visuels : ©Leglise, ©Ayako David Kawauchi]

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