Femmes libérées au Tristan-Bernard
| Femmes libérées
De et par La Troupe à Palmade Avec Noémie de Lattre, Nicolas Lumbreras, Rudy Milstein, Johann Dionnet, Jean Gardeil, Sarah Suco, et en alternance avec Gwendoline Hamon, Joffrey Platel, Constance Carrelet, Marie Lanchas, Yann Papin, Benoît Moret, Cédric Moreau et Camille Cottin Du 13 mai au 2 août 2014 Tarifs : de 11€ à 33€ Réservations en ligne ou par tél au 01 45 22 08 40 Durée : 1h20 Théâtre Tristan-Bernard |
Du 13 mai au 2 août 2014
Une apologie de la femme décomplexée et affranchie des phallocraties dominantes. Elles prennent vraiment les choses en main, les dirigent à leur gré pour leur plaisir et le nôtre. Une comédie couillue au dialogue percutant menée à un train d’enfer par une troupe endiablée. Noémie est une bombe sexuelle. Mais pour la faire exploser de plaisir, un seul artificier ne suffit pas. Son idéal de vie : un homme qu’elle aime mais trop pour le vouloir père de son gamin, un amant juste pour d’autres frissons, un ami homo pour lui coller le polichinelle dans le tiroir et que tout ce beau monde s’entende à merveille, tant qu’à faire… Voilà un spectacle qui en a ! La sexualité n’est pas ici sous-jacente, timidement lovée dans un propos fumeux qui n’ose appeler un chat un chat. Elle s’assume jusque dans ses désirs les plus fous, se revendique fièrement et devient ce qu’elle devrait toujours être : une part intégrante de la vie. Sans faire l’objet d’une focalisation vers le fond de la culotte, elle se définit ici plutôt avec culot, omniprésente, comme un fond sonore qui soudain vous explose les tympans dès que s’ouvre la porte qui assourdissait les décibels de la fête en cours. Un petit clin d’œil à Blier Les auteurs ont construit leur spectacle sous forme de saynètes qui fixent les personnages dans leurs intentions, leurs petites manies, leurs phobies. D’abord sans lien vraiment apparent entre elles, chaque séquence va progressivement installer le nerf de l’intrigue, conférant à l’ensemble sa parfaite tenue. Cette construction induit un rythme soutenu qui étaye un dialogue d’une franche drôlerie. La troupe à Palmade réussit donc à merveille son premier spectacle, les comédiens s’avérant tous enfiévrés du désir de jouer ces situations certes en-dessous de la ceinture pour beaucoup mais résolument écrite par un cerveau bien structuré. Le graveleux ne se mêle jamais à la fête, on serait plutôt sur les traces de Blier (« Tenue de soirée » notamment pour une séquence drôlissime). Un spectacle frais, délirant et totalement décomplexé. Franck Bortelle [Photo : Fabienne Rappeneau] |
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